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Le vieux cimetière de Pamplemousses renaît
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Le vieux cimetière de Pamplemousses renaît
Agir pour vaincre l?oubli. Ce ne sera certes pas un retour à la vie pour les défunts inhumés au vieux cimetière de Pamplemousses, mais au moins leur mémoire ne s?éteindra pas. Grâce à l?initiative du comité des Amis du cimetière de Pamplemousses, les renseignements disponibles sur ces défunts ont fait l?objet d?un livret qui sera bientôt publié. En attendant, une version électronique de ce document a déjà été mise sur Internet. Elle peut être consultée sur www.cimetierepamplemousses.com.
« Vu le très mauvais état de registres des cimetières et des relevés dans beaucoup de paroisses, nous avons tenu à mettre ce site en ligne et à lancer ce livre », explique Bernard Maurice, membre du comité. « La paroisse, les historiens et les chercheurs, disposeront d?une base de données. Je souhaite qu?elle serve de guide et reste un document d?archives. L?histoire d?un pays, c?est l?âme de tout un peuple que nous devons respecter avec ces différences », poursuit notre interlocuteur.
Le site annonce déjà la couleur de par la qualité des travaux et le but recherché par les membres de ce comité. Il comprend notamment une préface, un texte en deux parties sur le vieux cimetière, une liste complète des défunts par ordre alphabétique, de même que leur métier et une liste des défuntes classées selon leur nom de jeune fille.
Il faut savoir que le « vieux cimetière », comme on l?appelle, compte 1 530 tom-bes. Les corps de 2 917 personnes y ont été inhumés. Un aspect qui a toute son importance historique : 434 tombes datent de l?époque française.
Les travaux des Amis du cimetière sont venus s?ajouter à la liste des documents existants portant sur l?histoire de Maurice. Ils constituent un excellent outil de travail pour les généalogistes, ou pour celui qui veut retrouver un aïeul enterré là-bas. Il est aussi bon de souligner que les travaux de recherches ont été possibles grâce aux renseignements conservés dans les archives. Ce qui n?a pas été le cas pour les personnes inhumées dans le nouveau cimetière, communément appelé « cimetière des esclaves ».
Un recensement complet</B>
« Un grand merci et félicitations pour ce beau travail. Lieu d?histoire et de mémoire, ce cimetière est pour moi l?un des lieux de repos de ceux qui m?ont précédé », témoigne Claude Vinueza-Trouchet.
John Albert de Korrigan, de Toulouse, en France, indique qu?il a été agréablement surpris lorsqu?il a découvert l?existence du site. Il raconte comment le personnage d?un recueil de nouvelles qu?il compte publier prochainement a soudainement pris une nouvelle dimension.
Ce personnage est inspiré de sa rencontre avec un homme lors d?une visite du cimetière en 2002. « Et là, double surprise, je découvre que mon personnage semble être bien vivant ! C?est un clin d??il. »
La réalisation de ce projet ne s?est pas faite en un jour. Elle a nécessité beaucoup de travaux depuis 1996. L?idée est partie de Mgr Amédée Nagapen, vicaire général et historien du diocèse de Port-Louis.
Ce dernier souhaitait la restauration des tombes de quelques religieux et ecclésiastiques, particulièrement celles de l?Institut des Frères des écoles chrétiennes. Des travaux de remise en ordre de tout le cimetière ont, par la suite, été entrepris. L?objectif était de réhabiliter ce lieu, de le rendre accessible aux visiteurs, et enfin de constituer des registres aussi complets que possible pour faciliter la tâche de ceux qui désirent retrouver leurs ancêtres.
Vu l?importance des travaux, l?équipe de bénévoles est vite devenue l?Associa-tion des amis du vieux cimetière. Sa première tâche a été d?effectuer un recensement complet.
L?aide financière de l?ambassade de France à Maurice a, par la suite, permis d?effectuer les travaux de réfection des sépultures des Français nés avant le 3 décembre 1810. Une initiative qui gagnerait à continuer sur sa lancée.
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