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Le vice-président de la Fapec pour le retour à l?élitisme
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Le vice-président de la Fapec pour le retour à l?élitisme
L?initiative était bonne. Rassembler tous les partenaires de l?éducation autour d?une table pour trouver un consensus sur la réforme du ministre Dharam Gokhool. Notamment sur les modalités d?admission en Form I dans les neuf collèges nationaux pour 2007. Mais pour l?occasion, seule la Fédération des associations parents-enseignants des écoles catholiques (Fapec) a répondu présente, l?Union of Primary School Teachers (UPST), le Mauritius Examination Syndicate et le ministre Gokhool s?étant excusés pour leur absence.
Il était même question d?annuler la rencontre. Et finalement, celle-ci a débuté avec un peu de retard. Parmi les intervenants se trouvaient les membres de la Fapec dont Clifford Maniacara, le président Denis Grandport et Gérard Lemaire, vice-président. Lindsay Gébert, maître d?école à Notre-Dame-des- Victoires RCA, était également de la partie.
D?entrée de jeu, Gérard Lemaire se fait remarquer. ?Nous sommes d?accord pour ne pas mélanger les surdoués et les bêtes?, lance-t-il. En clair, il est pour le retour à l?élitisme dans le système éducatif, tout en cherchant à obtenir des éclaircissements sur la réforme du ministre de l?Education. Notamment sur les institutions qui recrutent sur une base régionale et de la manière dont le gouvernement allait faire si plus de 1 260 élèves obtiennent des 4 A+.
Un confrère l?interpelle cependant sur le fait qu?il est un partisan du Mouvement républicain et que son leader, Rama Valayden, a lui-même approuvé la réforme. Il dit ainsi ne pas comprendre comment Gérard Lemaire pouvait se trouver sur une plate-forme anti-Gokhool, en l?occurrence la Fapec.
A cela, Gérard Lemaire explique sa présence par le fait qu?il est un parent. Il souligne également qu?il y a des possibilités d?amélioration sur cette réforme. Et en appelle ainsi au gouvernement et aux écoles confessionnelles pour trouver une solution ensemble.
Un argument que reprend Clifford Maniacara, président de la Fapec qui rappelle qu?il veut travailler avec tous les partenaires de l?éducation et trouver une solution juste et équitable concernant cette réforme. Car ?nous ne sommes pas des destructeurs, mais nous voulons bâtir ensemble une reforme qui soit juste pour tous les enfants?. Il se demande néanmoins comment le gouvernement a pu avaliser ce projet sans en connaître les détails.
Lindsay Gébert, maître d?école de Notre-dame-des-Victoires RCA, critique également cette réforme. Selon lui, il faudrait davantage miser sur la classe moyenne, qui est l?avenir du pays au lieu de se concentrer sur l?élite. ?La majorité de l?élite quitte le pays alors que c?est la classe moyenne qui reste pour travailler ?, avance-t-il. Ce dernier pense ainsi qu?il faudrait investir dans les personnes qui vont servir le pays.
Pour Lindsay Gébert, la démarche du gouvernement ?est beaucoup plus politique que pédagogique?. Il ne trouve pas logique de sélectionner des enfants à travers les langues pour entrer dans les neuf collèges nationaux.
Denis Grandport, président du Fapec (secondaire) exige, lui, que le ministre de l?Education apporte des précisions quant à l?admission dans les neuf collèges nationaux. ?Il y a 1 260 places qui sont prévues. Que se passera-t-il s?il y a 2 000 enfants qui obtiennent des A+. Où iront ces enfants ?? se demande-t-il. Une autre rencontre est prévue la semaine prochaine. Cela, si tous les partenaires de l?éducation sont présents.
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