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Le versatile André Gilles
Le restaurant La Langouste Grisée, dirigée par Benoît Giblot Ducray, au premier étage de Grand Baie Store, à Grand-Baie, brillait de ses récents trophées le jeudi 22 avril, à 19 h 30 ? il vient d?être élu meilleur restaurant hors circuit hôtellier lors de La Grande Nuit du Tourisme et son Chef, Wilson Baptiste a, de surcroît, été récompensé du Certificat d?excellence et de compétence de la Fédération internationale du Tourisme. Pour fêter cette double distinction, Benoît Giblot Ducray a choisi de faire venir André Gilles, l?homme à la Voix d?Or. Celui-là même qui, en janvier dernier, enchanta le public tous âges du Plaza, dans son répertoire de Tino Rossi : Viva Tino?20 ans déjà !, et qui prépare pour septembre 2004 un Festival international de l?Age d?or.
C?est au fumet d?un généreux menu que, les sens en émoi, ceux présents ce soir-là, devaient apprécier le chanteur versatile qu?est André Gilles. Si son répertoire de janvier faisait la part vaste à Tino Rossi, celui de jeudi donna un plus large aperçu de l?étendue de sa polyvalence. Au programme, ?de Tino Rossi à Tom Jones, en passant par Guétary et Mariano?.
Des admirateurs quelque peu réservés au départ, finissent par se joindre à ceux qui tapent déjà dans les mains, au premier appel d?André Gilles. C?est Une Rose qui ouvre la soirée, dont l?auteur n?est autre que le fils de Tino Rossi, Laurent. La Corse se rappelle sans cesse à la mémoire, tant par le choix des chansons que par les effluves marins. Jusqu?à rendre d?une présence tangible, grâce surtout à l?état de grâce d?André Gilles, créateur d?atmosphère, le natif d?Ajaccio, Tino Rossi.
Après Solenzara, La Boudeuse, Ajaccio, c?est Méditerranée, que tous reprennent en c?ur. N?est-ce pas ?le climat qui fait chanter tout le Midi? ? Suit Naples au Baiser de Feu, alanguie comme une femme, au bord de la grande bleue. Et, s?installe un cocon ouaté où se plaisent les privilégiés présents. Et c?est au tour de Georges Guétary, celui du film Un Américain à Paris, dans lequel, avec Gene Kelly, il enchanta les cinéphiles. Honolulu rallie, avec son refrain Lalalalalala, les îliens du ?beau pays où tout le monde a le c?ur chaud?, par 20° Sud. Et quand ce sera au tour de Tom Jones de se laisser apprécier à travers André Gilles, l?heure sera, peut-être à la sagesse, qui sait ? ?I?ll never fall in love again.? Merci André.
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