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Le vent en poupe
Island Beat a le vent en poupe. Il est devenu le groupe musical le plus sollicité pour les kermesses, les mariages, les fêtes et l?animation dans les hôtels.
Formé au départ sous le nom de Les Enfants du Soleil Levant , à Coromandel, il est devenu, en 1993, le groupe Island Beat. ?Nous proposons une musique à la fois pour les jeunes et les vieux. Nous proposons du séga rodriguais ou de la variété française ou anglaise?, explique Jean-Marc Lisette, directeur et pianiste du groupe.
Island Beat comprend huit musiciens et trois chanteurs, qui ont la trentaine. Trois des membres du groupe sont enseignants de profession : Jean-Marc Lisette lui-même, Benjamin Edouard, chanteur et responsable de sonorisation, et le chanteur Gerard Lisette. Les autres membres sont Doger Jolicoeur, Nicholas Jean-Pierre et Richard Azie.
Tous les week-ends, le groupe anime des kermesses à travers l?île. ?Comme nous donnons également des représentations dans tous les hôtels et discothèques, nous avons eu souvent l?occasion de côtoyer des artistes étrangers en visite?, confie Jean-Marc Lisette.
Island Beat a de son propre studio d?enregistrement. Il compte sortir bientôt un CD de ségas, intitulé Simin-la longue, qui raconte les difficultés d?un chanteur.
Jean-Marc Lisette et Benjamin Edouard, respectivement, ont appris à jouer de la musique et à se familiariser avec la sonorisation alors qu?ils étaient à Maurice en 1992 pour leur formation comme enseignants. Pour former le groupe musical, les membres ont dû investir au fil des années environ Rs 1 million pour l?achat de leurs instruments de musique et des équipements pour leur studio. Island Beat a aussi une vocation sociale. Pionnier de la musique dans la région, il forme les jeunes dans le domaine musical et de la chanson.
?Nous avons un comité de chanteurs qui a déjà publié un livret de chants. Il y a des musiciens que nous avons formés, qui sont partis pour créer leurs propres groupes?, explique Jean-Marc Lisette.
Le directeur d? ?Island Beat? aurait souhaité l?aménagement d?un parc culturel où peuvent se produire les groupes musicaux. ? Actuellement, il nous faut louer des emplacements ou avoir la permission de la police pour jouer en plein air?, dit-il.
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