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Le Venezuela attire les firmes pétrolières
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Le Venezuela attire les firmes pétrolières
Le président vénézuélien Hugo Chavez secoue régulièrement les marchés pétroliers par ses envolées anticapitalistes et ses exigences financières, mais les grandes compagnies présentes dans le cinquième pays exportateur de pétrole ne tremblent pas pour autant.
Avec la flambée des cours du brut et face au ralentissement des découvertes de nouveaux gisements dans le monde, le pays latino-américain n?a rien perdu de son attrait pour les principales entreprises du secteur.
Et si Chavez accuse les géants du ?Big Oil? de voler les ressources de la nation, s?il a saisi la semaine dernière deux gisements exploités par des firmes privées, les grandes compagnies pétrolières comme Chevron, Royal Dutch Shell et Total sont toujours à la recherche d?opportunités au Venezuela. ?Une vaste majorité de sociétés est prête à accepter des contrats plus stricts?, estime Patrick Esteruelas, consultant de l?Eurasia Group à New York. ?Le Venezuela dispose d?importantes réserves potentielles inexploitées et les cours du pétrole restent très élevés.?
Début avril, un groupe de 16 entreprises ont ainsi transformé des contrats de sous-traitance en coentreprises donnant à la compagnie publique Petroleanos de Venezuela (PDVSA) une part majoritaire. Le gouvernement avait pourtant imposé des conditions plus strictes, y compris des modifications unilatérales des contrats de concession et le versement d?arriérés d?impôts.
En prenant le contrôle de gisements exploités par l?italien ENI et le français Total - deux compagnies ayant refusé cette coentreprise avec PDVSA -, Caracas a fait peur aux marchés pétroliers. Mais ENI et Total les ont rassurés en annonçant qu?elles ne se lanceraient pas dans une bataille juridique avec le gouvernement et ont donné des signes de bonne volonté dans l?optique d?un versement de près de 130 millions de dollars d?arriérés au fisc vénézuélien.
L?or noir est la base de la ?révolution sociale? que Hugo Chavez, ancien officier parachutiste élu en 1998, entend mener dans son pays, les revenus pétroliers finançant les programmes sociaux destinés aux populations pauvres.
Estimant que les milliards de dollars consacrés à ces programmes sociaux auraient été plus utiles s?ils avaient été réinvestis dans le secteur pétrolier, nombre d?analystes posent cependant le problème de l?état des infrastructures et des structures pétrolières du Venezuela.
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