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Le transfert de policiers décrié
Le transfert d?effectifs des faubourgs nord au nouveau bureau régional de l?Anti-Drug & Smuggling Unit (Adsu) à Plaine-Verte soulève des vagues de protestations. Le comité vigilance de Sainte Croix compte évoquer la question avec l?inspecteur, Siven Hanumunthadu, nouveau responsable du poste d?Abercrombie jeudi prochain. Une autre rencontre est prévue avec des représentants politiques.
La nouvelle unité de l?Adsu est en poste dans l?ancienne crèche municipale à l?angle des rues Madad Ul Islam et Nicolay, Port-Louis depuis jeudi. Une trentaine d?éléments de la force policière y sont affectés. Cette équipe est constituée en partie de policiers venant de l?Alpha Squad de la Metropolitan Police de la division nord et de la Special Squad de Baie-du-Tombeau.
Mais des membres du comité vigilance de Sainte-Croix font ressortir que ces deux unités n?arrivaient déjà pas à venir à bout du fléau de la drogue et de la prostitution dans ces quartiers. «Aster tir sa bann lapolis are nou, ki pou arive dan lendroi ek pou nou bann zenfan ?» s?interroge un des membres. «Nou zenfan site nou bizin contign mor, parski nou pena backin politisien», ajoute un père de famille, amer.
D?autres arguent que les marchands de la mort vont refouler vers Sainte-Croix, Roche-Bois, Cité La Cure et Baie-du-Tombeau lorsqu?ils seront pourchassés à Plaine-Verte. Alors qu?au poste de police d?Abercrombie, ces unités avaient déjà fait part du manque de policiers et de véhicules. «Komers la li fer lizour zot pa gagn ou traka. Aster zot kone bann gard la finn al pli loin ki zot pou fer», s?insurge un sexagénaire. Mais Lindsay Morvan, président du Mouvement Pour le Progrès de Roche-Bois, est, lui, d?avis que la lutte anti-drogue se fait globalement.
<B>Une liste de 161 trafiquants</B>
Dans le cadre de la lutte contre la drogue, quelque 200 personnes, dont des travailleurs sociaux, ont défilé dans les rues de la capitale pour manifester devant le quartier général de la police à la rue Line Barracks, Port-Louis hier. Une délégation de sept personnes s?est par la suite rendue au bureau du commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh, pour remettre une liste de 161 noms des gros trafiquants dans la vente de l?héroïne et de Subutex opérant à travers l?île. Parmi les suspects identifiés, on compte trois officiers de police et six pharmacies engagés dans la vente illégale de psychotropes.
Cette manifestation fait suite à un meeting à Plaine-Verte le 24 juin où un ultimatum avait été lancé à la force policière si la situation de la drogue continue à empirer. Autre étape de ces travailleurs sociaux : descendre devant l?Assemblée nationale avec le cadavre d?une victime de la drogue, si la situation reste inchangée.
Mais si les différents dirigeants ont dit comprendre la position de la police, ils expliquent que le combat contre la drogue ne peut se faire que s?il y a une réelle volonté politique. «Dife pe pran zot pa pe trouve», avait fait ressortir un des manifestants.
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