Publicité
Le Traité de Paris, Madagascar et le gouverneur Farquhar
Par
Partager cet article
Le Traité de Paris, Madagascar et le gouverneur Farquhar
● Les requêtes à M. Chochot
Citons, pour le montrer, s?il en était besoin, le premier paragraphe de ces recommandations de septembre 1813 :
Son Excellence vous ayant choisi pour vous envoyer à Madagascar afin d?y faire des observations sur l?état présent et la population de cette Ile, avec l?objet de communiquer le résultat de vos recherches aux Ministres de Sa Majesté, vous aurez soin de tenir un journal exact de toutes vos transactions et observations, lequel vous me ferez passer en original par chaque occasion.
La suite de cette correspondance explique ce que doit faire Chochot. Nous y relevons neuf points majeurs, mais pas exhaustifs.
C?est-à-dire :
(i) Chochot devait contacter à Madagascar des personnes, Européens ou créoles, pour avoir les renseignements sur cette île. Il faudrait penser aux récompenses pour ceux qui fourniraient ces renseignements.
(ii) Le choix de la route que Chochot devait suivre pour examiner les lieux où des essais d?établissements auraient été faits.
(iii) Lesquels de ces emplacements seraient les plus appropriés pour recevoir une colonie européenne.
(iv) Une liste lui ayant été fournie, Chochot aurait aussi à se procurer des plantes, des semences, des oiseaux, des volailles de Madagascar, pas encore introduits à Maurice, et que Chochot aurait à introduire, tâche pour laquelle il aurait des boîtes, comme aussi des cuviers pour les poissons dont les espèces se trouvaient inscrites surs une liste incluse dans la correspondance.
(v) Pour les sangsues, Chochot aurait des jarres à large embouchure.
(vi) Il aurait, en outre, à faire une collection de métaux vierges, de pierres, de rocs, de terres, entre autres, que les habitants de la Grande île convertissaient à un usage quelconque.
(vii) Chochot aurait à noter avec précision dans son journal où il se serait procuré ces objets. Il détacherait des morceaux de rocs de trois à quatre pouces cubiques, qu?il marquerait et envelopperait dans du coton.
(viii) Il enverrait des échantillons de toutes espèces de bois, soit de teinture ou de charpente, de même que des différentes espèces de manufactures, d?étoffes, d?ustensiles, en s?assurant de décrire les méthodes suivies par les habitants de Madagascar dans des cas semblables.
(ix) Chochot veillerait enfin à choisir des graines de coton susceptibles d?être introduites à Maurice, ou encore des espèces de chanvre et de lin produites à Madagascar.
A suivre
Publicité
Publicité
Les plus récents