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Le traitement des maladies non transmissibles nécessite Rs 150 m

15 avril 2006, 00:00

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par Bernard SAMINADEN

Plus de Rs 300 millions. C?est ce que l?Etat doit débourser pour l?achat de médicaments destinés aux hôpitaux et centres de Santé de l?île pour l?exercice financier 2006-2007. Et de cette somme, la moitié sera dépensée pour des produits devant traiter les maladies non transmissibles, notamment le diabète, l?hypertension et les maladies cardio-vasculaires. C?est ce qui ressort de l?appel d?offres international lancé par le ministère de la Santé sous la supervision du Central Tender Board (CTB). L?exercice prend fin le 5 mai.

Le tendance est la même cette année en raison du taux élevé de ces maladies à Maurice. Les derniers chiffres du ministère de la Santé révèlent, en effet, que 30 % de la population souffre d?hypertension, 20 % de diabète et 20 % de maladies cardio-vasculaires. Et certains des médicaments nécessaires à leur traitement sont très coûteux (le prix des cachets ou autres injections peut varier entre Rs 2 000 et Rs 5 000, voire plus).

Outre les médicaments pour les maladies non transmissibles, les Rs 300 millions serviront à acheter des produits destinés aux maladies courantes telles la fièvre, la grippe ou encore la gastro-entérite. Il s?agit là de médicaments considérés comme indispensables, et devant donc être achetés dans un premier temps (antibiotiques et autres produits à base de paracétamol).

Médicaments génériques

Le contrat des médicaments pour les hôpitaux s?élève en fait à plus de Rs 450 millions. Dans le courant de l?année, le ministère de la Santé puise ainsi dans un budget additionnel de plus de Rs 100 millions pour acheter, toujours à travers des appels d?offres, des médicaments plus chers destinés à des maladies spécifiques et moins courantes. Des firmes de pays divers participent à ces appels d?offres mais en raison de la fiabilité de leur laboratoire et du prix pratiqué, ce sont les firmes pharmaceutiques indiennes qui décrochent presque 60 % du contrat.

Ces firmes proposent surtout des médicaments génériques, dont le prix est plus de 50 % moins cher que le produit fabriqué en Europe ou aux Etats-Unis. Les autres firmes en lice pour décrocher le contrat sont basées en Europe, en Egypte et en Grèce, entre autres.

Par ailleurs, vu certaines allégations de médicaments contrefaits qui seraient en circulation et les doutes de pharmaciens et médecins du privé sur la fiabilité de certains médicaments de pays d?Asie, il est question que Maurice dispose d?un laboratoire où ils seraient analysés. Actuellement, la Santé a recours à l?expertise des laboratoires étrangers en Angleterre aux fins d?analyse.

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