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Le textile appâte les jeunes
«Je travaillais dans un bureau auparavant. Je réalisais des enquêtes pour des études de marché. Mais travailler dans le textile m?intéresse. Quality Controller est un métier qui me conviendrait totalement. » Un tel discours est rare. Les jeunes, on le sait, tournent le dos à l?usine pour rechercher le col blanc. Pourtant dans les prochains jours, ils seront 732, âgés entre 18 et 35 ans, à prendre ce chemin que l?on croyait désaffecté.
Le secret de ce revirement ? Un package, dont le principal attrait est la formation. « Je connais un peu le textile, mais je n?ai jamais eu de formation. Obtenir un certificat après deux mois de cours me permettra d?y faire carrière », explique Nouresa Beehary, 34 ans, détentrice d?un School Certificate, comme Steve, et pressée de devenir Pattern Maker.
La formule proposée conjointement par l?EPZDA et le ministère du Travail aura en effet fait mouche. En un mois, ils ont été 3 500 à postuler. La première cuvée recevra dès juillet un Induction Course dispensé par le ministère, puis sera placée deux mois en entreprise pour être formé par des professionnels. Ils bénéficieront d?une allocation de Rs 3 000 par mois contre l?engagement de compléter le programme. Au bout de ces deux mois, ils seront évalués, puis recevront un certificat et une offre d?emploi.
<B>Les sélections ont déjà commencé</B>
Il faut savoir les entreprises sont confrontées à la difficulté de trouver des machinistes qualifiés. Or, pour s?intégrer dans le nouvel ordre mondial, il faut des professionnels. « Il nous faut plus de gens qualifiés, car nous devons viser le haut de gamme. Pour cela, nous misons beaucoup sur la main-d??uvre locale », avoue Mario Ponen, directeur des ressources humaines chez New Island Clothing (NIC).
Chez Firemount Textiles Ltd, qui reprenait l?unité de Novel Garments de St Félix il y a quelques mois sans arriver à trouver le personnel nécessaire, c?est le soulagement. « Nous devrions pouvoir recruter 100 à 150 machinistes », dit le manager de l?usine, Mike Towakel, confiant de la réussite de ce programme.
Outre NIC et Firemount, sept entreprises participent à cette initiative : Floréal Group, Jack Tellor, Prosimex, Textile Industries, Shibani Ltd, Tropic Knits et Tara Knitwear. Chez NIC, les sélections ont déjà commencé. Steve et Nouresa découvrent déjà que les métiers du textile, hautement technologiques, n?ont rien à voir avec ce qui se pratiquait hier.
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