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Le tennis réclame un Sports Tax Rebate

20 septembre 2003, 20:00

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Le message était clair et direct. Reste à savoir si les personnes dites influentes y ont prêté une oreille attentive. Jeudi, à La Flore Mauricienne, où la Swan et l?Anglo Mauritius offraient un déjeuner en l?honneur des médaillés du tennis, Akthar Toorawa a lancé un vibrant appel à l?Etat pour que l?argent investi par les parents pour subvenir aux frais d?entraînement de leurs enfants soit déductible de la taxe.

Sur le coup, cela a certes fait sourire tout le parterre d?invités, à commencer par le ministre des Sports, Ravi Yerrigadoo, et son prédécesseur, Michael Glover, mais à y voir d?un peu plus près, la demande du secrétaire général de la Mauritius Tennis Federation mérite qu?on s?y attarde.

Le sport c?est l?unité, le sport c?est la santé. On l?a compris. Mais ce qu?on n?a pas encore compris, c?est que le sport de haut niveau a un prix. « Certains sports coûtent cher. Et malgré les efforts de l?Etat, des sponsors et des fédérations, cela ne peut suffir. Les parents doivent mettre la main à leur portefeuille. Ils ont compris qu?ils doivent investir, mais un geste de l?Etat ne serait pas de trop. Et ce geste pourrait être l?introduction d?un Sports Tax Rebate », explique Akthar Toorawa.

Dans le cas du tennis, les entraînements coûtent cher. Près de 155 joueurs bénéficient actuellement de la structure de Petit-Camp et des cours dispensés par les cinq techniciens de la fédération, à savoir le DTN Frantz Jessin, son adjoint David Demey, et les Mauriciens Emma Taikie, Patrice Esmyot et Bruno Lebon. A titre d?exemple, les joueurs qui composent l?escouade nationale ? une soixantaine ? doivent payer chacun Rs 1 800 par mois pour 24 heures d?entraînement.

« Nous sommes obligés d?imposer des frais d?entraînement pour pouvoir, en retour, financer l?entretien du centre et assurer la masse salariale des cinq membres qui composent le staff technique, soit Rs 88 000 mensuellement », explique Akthar Toorawa.

Le secrétaire général de la MTF voudrait que le sport puisse suivre l?exemple de l?éducation. « En finançant les collèges privés, les parents contribuent, de manière indirecte, à diminuer le fardeau de l?Etat. En échange, l?Etat permet à ces parents de déduire cet investissement de la taxe, constate Akthar Toorawa. Dans le cas du sport, ça devrait être la même chose. L?Etat a beaucoup d?obligations et ne peut pas se permettre de financer les disciplines sportives au-delà de certaines limites. Les parents complètent ce budget en subvenant aux frais d?entraînement. Il serait donc juste qu?ils puissent bénéficier d?un Sports Tax Rebate ».

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