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Le taux du chômage a augmenté

29 avril 2006, 00:00

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Quand il est en hausse, cet indicateur donne des sueurs froides? Le taux de chômage ne cesse de grimper, se situant, fin 2005, à 9,6 % contre 8,5 % l?année précédente. Dans son bulletin sur la main-d??uvre, l?emploi et le chômage pour le dernier trimestre de 2005, le Bureau central des statistiques (BCS) révèle que les sans-emploi étaient de 52 100 au 31 décembre dernier pour une population active de 542 500.

«Le chômage est influencé par des facteurs saisonniers. Dans la première moitié de l?année, il est élevé avec l?arrivée de jeunes sur le marché du travail. Vers la fin de l?année, ils trouvent de l?emploi en tant que marchands ambulants et vendeurs, entre autres», constate le BCS.

Cependant, même avec les ajustements saisonniers, les statistiques confirment la courbe ascendante depuis le dernier trimestre 2004. Il est donc passé de 8,4 % à cette période à 9,8 % en décembre dernier.

De ces 48 500 chômeurs recensés pour le dernier trimestre 2005, 30 300 sont des femmes. Chez les hommes, la majorité était des célibataires alors que 73 % des femmes étaient mariées. On constate que 7 900 hommes avaient moins de 25 ans. Les données pour le dernier trimestre de 2005, obtenues lors du continuous multi-purpose household survey, soulignent que le chômage a été de 8,9 % contre 9,2 % entre juillet et septembre alors que pour la période correspondante en 2004, ce taux était de 7,6 %.

Niveau d?études inquiétant

Sur la base des renseignements récoltés, le Bureau centraldes statistiques affirme que 20 % des chômeurs n?avaient même pas réussi le dernier examen pour le cycle primaire, le certificate of primary education. Toujours au chapitre de l?éducation, le BCS souligne que 47 % n?avaient pas leur senior school certificate en poche. Du groupe restant, 7 % seulement détenait un higher school certificate et 9 % un diplôme d?études universitaires.

Il s?avère que le secteur tertiaire, incluant les hôtels et restaurants, la fonction publique, la force policière, le transport et les communications, s?octroie 57,1 % de la main-d??uvre active. Le secteur secondaire (manufacturier et construction) en absorbe 33,3 %.

En termes d?heures, plus de la moitié des salariés a affirmé avoir été au travail pendant plus de 40 heures, dont 16 % dans l?industrie manufacturière. Ils sont quand même 18,4 % à gagner leur vie en travaillant plus de 51 heures par semaine, c?est-à-dire plus de sept heures par jour.

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