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Le Syndicate triomphe
Aux commandes de l?expérience un jazzman de renom, Joe Zawinul, accompagné pour cet événement, par ses claviers machines et de grands musiciens, qui tous se sont distingués au fil du concert, ensemble ou en solo. Dans une introduction énergisante le grand Menwar et son Sagaï band, ont allumé le feu. Voyage d?une musique mauricienne en terre africaine. La salle du MGI est debout, déjà.
Quand le Zawinul Syndicate débarque sur scène, le public est bouillant d?impatience. Début de l?expérience, phase d?observation. Six musiciens entourent Joe Zawinul. La chanteuse, Kabongo, dont le corps vibre et ondule aussi bien que la voix, généreuse dans le son et dans l?émotion qu?elle transmet. Une voix souvent associée à celle magnifique du Marocain Aziz Sahmaoui.
Nos yeux sont aussi fixés sur le bassiste préféré du pays, Linley Marthe, enfant chéri et grand, très grand musicien. Un feu d?artifice, mais sans artifice. Juste le talent et la personnalité. «C?est sûrement le bassiste n°1 dans le monde», dixit Joe Zawinul.
Autre solo d?anthologie que celui de Jorge Bezerra. Jongleur et percussionniste de talent, un brin farceur aussi, le Brésilien Jorge Bezerra semble pouvoir tirer tous les sons qu?il désire d?un simple tambourin. Le rythme se met à ses pieds. Et de son côté, l?autre Brésilien, Alegre Correa, le sourire aussi tendu qu?une corde de sa guitare, il vit sa musique et traduit chaque note d?une grimace ou d?un mouvement. Fini pour les solos et l?observation.
Zawinul laisse ses protégés sur le devant de la scène mais contrôle toujours le bon déroulement des opérations. Derrière ses synthés, il dicte, tel un chef d?orchestre, et conduit ses « syndiqués » toujours plus loin.
La musique monte et explose dans une harmonie presque parfaite. La fusion est réussie.
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