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Le SIT se diversifie
La diversification des opérations du Sugar Investment Trust (SIT) s?accélère. Les problèmes auxquels l?industrie sucrière est confrontée, tant sur le plan local qu?international, l?y obligent.
En partenariat avec la State Investment Corporation (SIC), il investira Rs 80 millions dans l?aménagement d?un complexe commercial et d?un parc de loisirs au jardin des Pamplemousses. Une alliance stratégique est également recherchée pour la gestion du projet intégré du village de loisirs à Belle-Mare. De plus, le SIT, qui s?apprête à fêter dans les prochains jours ses dix ans d?existence, sera partenaire dans d?autres centrales thermiques
Le ministère du Tourisme a approché le SIT et la SIC pour investir dans un projet de rénovation du jardin des Pamplemousses et y gérer les facilités. Cette démarche était motivée par l?importance stratégique du jardin botanique en tant que patrimoine national et pour contribuer à l?image de Maurice comme destination touristique de classe.
Centre nautique
Une nouvelle compagnie sera créée pour la réalisation du projet. Le SIT détiendra 51 % des actions et la SIC 49 %. Cette entité louera, à bail du gouvernement sur 20 ans, un terrain de 17 arpents situé à l?arrière du Château de Mon-Plaisir. Il s?étend jusqu?à l?autoroute et le parking.
Le terrain sera utilisé pour l?aménagement d?un parc de loisirs et un complexe commercial. Il abritera aussi un restaurant. Le Sir Seewoosagur Ramgoolam Botanical Garden Trust Fund remboursera à la nouvelle compagnie l?investissement de Rs 80 millions. Les fonds proviendront d?une retenue de 50 % du tarif d?accès au jardin collectée pendant 20 ans.
SIT Leisure Ltd (SITL), filiale du SIT, continue à fonctionner dans des conditions financières difficiles. Ce qui a conduit le conseil d?administration du SITL à prendre toute une série de décisions stratégiques pour essayer de remédier à la situation. Les efforts agressifs déployés pour pénétrer le marché touristique n?ont pas donné les résultats escomptés. La SITL a subi des pertes de Rs 26 millions en 2004. C?est une des raisons pour lesquelles les profits du SIT n?ont pu dépasser Rs 45 millions cette même année.
Le schéma directeur et l?étude de faisabilité entreprise par une société internationale de loisirs ont été soumis au Board of Investment. Ce dernier a émis une letter of intent pour le projet intégré du SIT visant à aménager un village de loisirs.
Des discussions sont en cours pour la conclusion d?une alliance stratégique, afin de permettre le démarrage du projet hôtelier. Le conseil d?administration du SIT demeure confiant que la réalisation de ce projet dynamisera le Waterpark & Leisure Village et contribuera à sa viabilité.
Le SIT a soumis une offre pour la construction d?un centre nautique et d?une cafétéria sur la plage publique de Belle-Mare. Ils feront partie du projet intégré. Son offre a été retenue. La construction du centre nautique devrait démarrer l?année prochaine.
Le secteur énergétique demeure l?investissement le plus rentable pour le SIT. Il propose d?investir Rs38 millions dans la centrale à charbon qui sera opérationnelle à Union St.-Aubin vers la fin 2005. Il sera également partenaire du projet de construction d?une centrale bagasse-charbon à Savannah.
Potentiels
?Le groupe SIT a connu une croissance rapide en termes d?avoirs et de profitabilité. C?est aujourd?hui un modèle de démocratisation économique?, affirme Viranand Ramchurn, président du SIT. ?Nous avons accompli un progrès remarquable au niveau de la démocratisation de la propriété foncière à travers les morcellements agricoles et résidentiels.?
Deux autres projets de morcellements résidentiels en bordure de mer ont été initiés au Bouchon et à Virginia, dans le sud de l?île. Halcrow Group Ltd, entreprise à réputation internationale spécialisée dans le développement urbain, a été désignée par le SIT Land Holdings (SITLH) pour proposer un plan directif en ligne avec le nouveau Grand-Port-Savanne District Council Action Area Plan pour la région du Bouchon. L?objectif de ce plan l?utilisation maximale des potentiels de ces deux sites. D?autant plus qu?avec les développements hôteliers dans le sud, à Bel-Ombre et St.-Félix, le paysage touristique va se transformer complètement. Le SIT espère que les terrains du Bouchon seront offerts aux réservations en juillet ou août de l?année prochaine.
SIT LAND HOLDINGS
Une restructuration fructueuse
■ Le plan de reorganisation financière de SIT Land Holdings (SITLH) Ltd porte ses fruits. Les charges financières qui pesaient très lourd s?allègent graduellement grâce à des remboursements massifs des prêts contractés.
La compagnie a remboursé Rs 555 millions à ses différents créanciers durant l?année financière se terminant en 2004. Les intérêts payés sur les dettes passent de Rs 105,7 millions à Rs 63,2 millions en un an. Cette mise en ordre, traduite par un fardeau financier plus léger, permet à la SITLH de boucler l?année financière avec des bénéfices nets de Rs 10 millions, contre des pertes nettes de Rs 6 millions lors de l?exercice précédent.
La société avait débuté ses activités en février 2002 avec d?énormes dettes. Elle avait fait l?acquisition de 7 000 arpents de terres de Mon-Trésor-Mon-Désert (MTMD) pour le prix de Rs 875 millions. L?opération s?insérait dans le cadre du ?deal Illovo?. Elle avait pour but de faire profiter de cette transaction l?ensemble des actionnaires du Sugar Investment Trust (SIT), dans un premier temps.
SILTH a fait un versement initial de Rs 275 millions. Il a été financé par une émission des actions auprès des actionnaires du SIT et du public. Selon les termes de l?achat, la balance devait être payée en 40 mensualités de Rs 15 millions à compter d?avril 2003. Vu les charges financières élevées, la compagnie a décidé de revoir la structure de ses dettes. Les sommes dues à MTMD ont été remboursées et de nouvelles dettes ont été contractées auprès du Fonds national de pension et de la State Insurance Company of Mauritius dans des conditions plus favorables. A juin 2004, les créances de la société s?élevaient à Rs 528 millions. Ce chiffre inclus un emprunt de Rs 81 millions destiné à financer les coûts du plan de retraite volontaire de l?industrie sucrière.
La compagnie a toutefois enregistré une baisse de 15 % de son chiffre d?affaires. De Rs 443 millions en 2002-03 il est passé à Rs 377 millions en 2003-04. Les résultats ont été affectés par une chute dans les recettes sucrières, provoquée principalement par une contraction de la superficie sous canne.
Akilesh ROOPUN
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