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Le Seigneur des Anneaux un grand spectacle
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Le Seigneur des Anneaux un grand spectacle
Le Seigneur des Anneaux, la communauté de l?Anneau, premier volet de la trilogie de Peter Jackson, adapté du livre culte de J.R.R. Tolkien, relève des défis à trois niveaux : artistique, physique et commercial. Le public et la critique ont applaudi la prouesse du réalisateur néo-zélandais.
C?est un véritable exploit cinématographique qu?a réussi le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson en adaptant la trilogie du Seigneur des Anneaux de Tolkien. Il a filmé d?une traite les trois opus. La Communauté de l?Anneau, premier volet, a rapporté $ 860 millions et décroché treize nominations aux Oscars.
L?entreprise est titanesque. Filmer cette trilogie a représenté deux cent soixante-quatorze jours de tournage, étalés sur plus de quinze mois, des centaines de techniciens, de figurants, d?acteurs à diriger, une quarantaine de costumes par personnages, trois cent cinquante décors construits, huit cents plans d?effets visuels, entre autres. Le tout dans le magnifique décor de la Nouvelle-Zélande.
La Communauté de l?Anneau tient des grands genres cinématographiques : aventure, mystère, magie, gore et fantastique. Le défi logistique est colossal. Peter Jackson restitue dans sa quasi intégralité, l?univers incroyablement imaginatif de John Ronald Reuel Tolkien.
Dans un comté lointain, les Hobbits, un petit peuple de gens raisonnables et douillets, aux pieds poilus et aux oreilles pointues, vivent dans la joie. Bilbon, l?un d?eux, a rapporté d?une expédition, un étrange anneau, aux pouvoirs incommensurables, forgé des âges auparavant, par Sauron, le Seigneur du Mordor, un pays « où s?étendent les ombres.»
«Cet anneau pour les gouverner tous. Un anneau pour les trouver, un anneau pour les amener tous et dans les ténèbres, les lier.» Cette phrase majestueuse et menaçante, contient à elle seule, l?univers du Seigneur des Anneaux. Lorsque Bilbon décide de prendre sa retraite, il laisse le terrible objet en héritage à son neveu Frodon Saquet. Ce dernier est contraint de fuir avec l?anneau, aidé par Gandalf, un ami magicien, des amis nains, des Elfes et les hommes de la fameuse Communauté, pour regagner le lieu où l?anneau a été façonné afin de le détruire.
Dès le prologue, qui narre dans un décor lugubre, grouillant d?effets spéciaux, les origines du bijou maudit, le spectateur plonge dans un univers fantasque, servi par des hordes d?orques, des monstres repoussants à crocs jaunes, arborant des armures gothiques, asservis à la cause de Sauron, sorte de héros "dark-vadorien", tout hérissé de piques et de pointes. Le Mal prend forme, inquiète, le vertige commence.
L?imagerie est toute particulière. Elle jongle à la fois avec la partie sombre, avant de cadrer sur des images de magie pure. A l?instar d?une chevauchée foudroyante d?Arwen, l?Elfe blanc aux cheveux sombres, incarné par une Liv Tyler magnifiquement installée dans la peau de son personnage, poursuivie par les noirs serviteurs de Sauron. L?étrange combat entre les deux mages, Gandalf et Saroumane, filmé tout en hauteur, témoigne du terrible affrontement entre le Bien et le Mal, objet central de cette aventure cinématographique hors du commun.
La Communauté de l?Anneau joue à fond son statut d?ouverture à la saga. La lenteur qui convient à la mise en scène pose les différents enjeux narratifs qui seront développés dans les deux épisodes suivants. Peter Jackson s?efforce également de respecter le récit touffu de Tolkien. L?adaptation est toutefois réussie puisqu?elle déploie une armada d?ingéniosité, qui rend le récit fluide et souple.
L?utilisation du numérique permet de réduire la taille des acteurs, de rajouter aux paysages des petits détails présents dans le roman et par conséquent d?améliorer les décors. La fabrication des armées de Sauron, en images de synthèse, témoigne de la volonté du réalisateur de rester le plus proche possible de l?esprit de l?auteur.
Cette fabuleuse histoire épique et romanesque, à la fois grandiose et terrifiante, portée par une mise en scène du tonnerre, aussi spectaculaire qu?époustouflante, restitue la Terre du Milieu imaginée par Tolkien. Visuellement magnifique, Le Seigneur des Anneaux, la Communauté de l?Anneau est un voyage cinématographique à tenter absolument.
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