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Le secteur privé mauricien s?intéresse à la pêche

25 mai 2004, 20:00

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En attendant l?arrivée du Premier ministre Paul Bérenger au Mozambique aujourd?hui, c?est l?économie qui a été au menu des échanges entre les représentants du secteur privé mauricien et les autorités mozambicaines à Maputo hier.

Le directeur du Joint Economic Council (JEC), Raj Makoond, et le secrétaire général de la Chambre d?agriculture, Jean-Noël Humbert, ont eu une journée de travail avec les diverses institutions du Mozambique sur les multiples possibilités de coopération et de partenariat économique entre les deux pays.

Quelques entrepreneurs mauriciens, parmi lesquels Alain Talbot, de Talbot Fishing, Jean How Hong de Happy World Foods, Hansraj Ruhee du groupe Ramphul, et Ganesh Ramalingum de DCL, ont également assisté à ces discussions.

?De tous les secteurs d?activités abordés, c?est celui de la pêche qui semble le plus porteur et qui paraît pouvoir déboucher sur du concret?, commente Jean-Noël Humbert. Les eaux mozambicaines sont réputées être très riches en poissons et fruits de mer. Le Mozambique serait donc un partenaire de choix dans le cadre du développement d?un ?sea food hub? à Port-Louis. Malgré l?étendue de notre zone économique exclusive, les eaux mauriciennes ne sont pas particulièrement riches. Maurice souhaiterait donc développer un axe de coopération avec le Mozambique dans ce domaine.

Le Mozambique souhaite, lui, développer l?aquaculture, le ?fish processing?, la pêche sportive et s?intéresse à développer les services liés à l?industrie de la pêche. Lors des discussions d?hier, un représentant du mi-nistère de la pêche du Mozambique a laissé entendre que ce pays serait disposé à accorder des permis de pêche à des entrepreneurs mauriciens. Une proposition qui a immédiatement capté l?attention d?Alain Talbot qui en a longuement discuté avec les officiels mozambicains.

Dans le domaine de l?agriculture, le cabinet GPZ responsable du développement de la vallée du Zambèze a indiqué qu?il y a d?énormes possibilités dans cette région d?une superficie de 280 000 km2. Si l?eau y est abondante grâce au fleuve Zambèze, la principale faiblesse réside dans les infrastructures pour l?acheminement et la distribution de cette eau. Les routes sont incomplètes et le réseau ferroviaire pas achevé.

Le Mozambique travaille à remédier à ces problèmes de communication. Un projet de chemin de fer pour désenclaver la région de Sena ? où se trouve la sucrerie de Marromeu ? est à l?étude. Il devrait coûter

US$ 225 millions et le gouvernement du Mozambique est à la recherche de financement. Dans le domaine agricole, le Mozambique veut privilégier la culture du tabac, du coton, du soja et du mais.

Par ailleurs, les autorités de ce pays ont également soumis au secteur privé mauricien une liste d?entreprises que le gouvernement de ce pays souhaite privatiser. Ainsi le Mozambique souhaite vendre les 25 % qu?il détient dans la Compania de Sena, propriétaire de Marromeu. Les 75 % restants appartiennent à un consortium mauricien composé des groupes Mon Loisir, Fuel et Espitalier-Noël.

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