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Le secrétaire général de l?ONU craint une «seconde hécatombe»
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Le secrétaire général de l?ONU craint une «seconde hécatombe»
Kofi Annan a rarement eu des mots aussi forts. Au cours d?une conférence de presse, le secrétaire général de l?Organisation Nation Unies (ONU) a lancé un appel urgent à la communauté internationale afin que cette dernière donne rapidement «davantage de fonds, d?équipements, d?abris et de services de santé», faute de quoi on irait vers une «seconde hécatombe».
Le séisme du 8 octobre a fait 49 739 morts et plus de 74 000 blessés dans le pays, selon les derniers bilans disponibles, a déclaré jeudi le chef des opérations de secours, le général Farooq Ahmad Khan, alors que certaines zones des montagnes n?ont pas encore été atteintes par les secours.
«Quelque trois millions d?hommes, de femmes et d?enfants sont sans abri», a souligné Kofi Annan. «Beaucoup n?ont ni couverture ni tente pour les protéger de l?impitoyable hiver himalayen. Cela veut dire qu?une seconde hécatombe se produira si nous ne redoublons pas d?efforts maintenant», a-t-il ajouté. Le secrétaire général de l?ONU a notamment apellé l?OTAN et l?Organisation de la conférence islamique (OCI) à «mobiliser les ressources de leurs membres pour faire face au défi logistique sans précédent». Kofi Annan a aussi déploré que l?appel de fonds d?urgence de 312 millions de dollars lancé par l?ONU au lendemain du séisme n?ait été honoré à ce jour qu?à hauteur de 12 % (soit environ 37 millions de dollars), «alors que dix jours après le tsunami de décembre dernier, l?appel lancé à l?époque était financé à 80 %». A la question de savoir si cette différence s?expliquait par «une certaine lassitude des donateurs» ou si elle avait d?autres causes, il a répondu qu?il espérait voir cette différence comblée rapidement.
Il a annoncé sa participation la semaine prochaine à une réunion d?urgence des pays donateurs, organisée à Genève.
Kofi Annan a également estimé que ce nouveau désastre naturel confirmait la nécessité, maintes fois exprimée par lui et ses experts, d?un fonds permanent de l?ONU dans lequel on pourrait puiser immédiatement dès qu?une catastrophe naturelle se produit dans le monde, pour financer les secours d?urgence.
Jan Egeland, le coordinateur de l?aide humanitaire d?urgence des Nations unies, a renchéri jeudi :»Nous n?avons jamais eu ce type de cauchemar logistique, a-t-il déclaré. Nous pensions que le tsunami était le pire qu?on pouvait avoir. Ceci est pire», a-t-il déclaré à la presse.
Début d?épidemie de tétanos
Malgré la campagne de vaccination lancé après le séisme, le Pakistan compte déjà 3 morts, victimes d?une épidémie de tétanos. Selon l?Organisation mondial de la santé (OMS), 17 cas de tétanos ont été rapportés sur l?ensemble de la zone touchée par le séisme. «Nous sommes en alerte», a déclaré Sarfaraz Tan Afridi, le chef militaire responsable des secours. «Nous essayons de vacciner le maximun de gens le plus vite possible.» Le tétanos est une infection touchant le système nerveux, pouvant provoquer de la fièvre et de fortes contractions musculaire.Les autorités pakistanaises ont lancé, un appel à l?envoi «d?au moins 100 000 vaccins antitétanos» pour les victimes dont les blessures risquent l?infection. L?OMS y a répondu et fait parvenir les vaccins dans les 48 heures.
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