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Le sauvetage amorçé

23 juillet 2007, 00:00

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Théâtre de Port-Louis, oublié du paradis ? Pas tout à fait. S?il ne figure pas au soleil des dotations budgétaires de l?exercice 2007 ? 2008 (la mairie n?a pas fait de demande mais s?attendait tout de même à recevoir une allocation), des démarches sont en cours pour la nécessaire rénovation de l?édifice.

Dans ce contexte, le théâtre a reçu cette semaine la visite de Caroline Tissier, conseillère de l?Associa-tion internationale des maires francophones (AIMF). En six mois, c?est la troisième visite d?un envoyé de l?AIMF.

Son séjour éclair avait pour objectif d??inspecter le théâtre, voir le parcours culturel et la maison du poète?, explique Reza Issac, lord-maire. ?Son rapport servira à activer le décaissement de fonds devant servir à la rénovation du théâtre.?

Flash-back. En février de cette année, le ?petit théâtre à l?italienne? avait été ausculté par Norbert Chazaud, architecte de la ville de Paris, qui a mené une mission d?expertise. Une visite médicale qui répondait à la demande formulée par Port-Louis, auprès du secrétaire général permanent de l?AIMF, Olivier Chambard, lors de la réunion des maires francophones qui a eu lieu à Montréal au Canada en 2006.

L?examen complet de Norbert Chazaud sera suivi d?une visite d?Olivier Chambard lui-même en avril dernier.

Le rapport Chazaud estime le coût de la rénovation du théâtre de Port-Louis à environ huit millions d?euros, soit Rs 344 millions. ?L?AIMF ne pourra évidemment pas fournir la totalité de cette somme?, indique Reza Issac. Sa contribution sera de l?ordre de 300 000 euros ( Rs 12,9 m) pour le théâtre et 100 000 euros (Rs 4,3 m) pour la maison du poète.

La différence ? A charge de la partie mauricienne de trouver le reste. ?C?est pour cela que nous allons entamer une opération ?Sauver le théâtre de Port-Louis?, en collaboration avec le secteur privé, le centre culturel Charles Baudelaire, la Mauritian Writers Association, l?agence Immedia, entre autres.? La première réunion de ce comité est fixée à mercredi.

En attendant, la prochaine assemblée générale de l?AIMF se tiendra à Hué au Vietnam à la fin d?octobre. ?Ce sera l?occasion de faire le suivi d?autant plus que le thème sera : la ville, développement et patrimoine?, affirme le lord-maire. Il n?a pas manqué de rappeler que depuis 2002, Port-Louis a perdu son statut de membre fondateur de l?AIMF, ?parceque la mairie ne s?était pas fait représenter au bureau exécutif. Vous avez plus d?influence quand vous êtes membre fondateur, nous sommes en plein lobby pour retrouver notre place?.

La rénovation est urgente, mais quid de la maintenance ? ?On a fait du théâtre avec ce théâtre.? Derrière la formule, Reza Issac déplore : ?On a dépensé Rs 50 millions pour la précédente rénovation et la maintenance. Ce n?est pas juste caser deux plantons au théâtre.? Sur la question du personnel du théâtre, le manque de bras remonte au décès de Gérard Barry, conservateur du théâtre en septembre 2000. Une disparition qui n?a pas été remplacée.

Pas de directeur pour le théâtre, un électricien formé sur le tas qui agit comme ingénieur lumière. Telle est la situation actuelle au département ?Welfare? de la mairie de Port-Louis, qui gère le théâtre municipal. Pour Reza Issac, tout recrutement se fera seulement après la rénovation. La faute au ?budget squelettique?.

?Les rats aussi gros que des chats?, les ?pièges? de la scène, les coulisses désaffectées, avec des parties interdites par un simple cordon, vont-ils occasionner la fermeture du théâtre ? ?C?est encore ouvert, mais on est exposé à des risques?, reconnaît le lord-maire. ?Mais nous allons continuer à rouler.?

ESCALE CULTURELLE

Journée mahoraise

■ Profitant d?une escale d?un jour à Maurice, l?association mahoraise Ouzouri wa M?troumche ( ce qui signifie ?beauté de la femme?) a animé l?heure du déjeuner vendredi à Port-Louis. Installée sur l?espla-nade de la mairie, une équipe de 24 personnes menées par la présidente Moussa Taambati a présenté des chants et danses de Mayotte, des plats typiques, des produits d?artisanats et des recettes de beauté (dont les masques à base de bois de santal). ?La beauté se perd très vite chez nous, a déclaré Moussa Taambati, l?association sert à garder éveillée les traditions?. Avec son association, qui existe depuis quatre ans, elles ont déjà fait des échanges avec Rodrigues et Sète en France.

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