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Le revers de la médaille
La décision du gouvernement prise à la fin de l?année dernière de permettre aux enfants Mauriciens dont les parents travaillent à Rodrigues de concourir pour des bourses avait soulevé un tollé dans l?île. De nombreux Rodriguais s?étaient élevés contre cette décision, arguant que leurs enfants seraient pénalisés.
Mais le revers de la médaille, c?est que les Mauriciens se disaient de leur côté victimes d?une certaine discrimination à leur égard et que justice leur a été rendue avec la décision gouvernementale.
Un de ces Mauriciens est Kripanand Jeewon, qui travaille comme enseignant au collège de Grande-Montagne.
Ce Mauricien en est à sa onzième année comme enseignant dans l?île. Il enseigne l?anglais et la littérature anglaise. Ancien enseignant au collège Modern de Flacq, il s?embarque pour Rodrigues avec quatre enfants.
L?une de ses filles, Varuna Devi, a étudié pendant plus de six ans à Rodrigues. Aux examens de la HSC en 2003, elle obtient cinq A. Selon son père, Varuna était éligible pour une bourse, mais à cause de l?ancien système, la jeune fille n?a pas eu droit à cette bourse.
Pour son père, ce fut une injustice envers de sa fille. Il a eu à débourser de sa poche pour que sa fille puisse se rendre dans une université étrangère.
Kripanand souligne qu?il connaît au moins trois Mauriciens qui ont été victimes de cette situation. Pourtant, souligne-t-il, quand il s?est rendu à Rodrigues pour mettre ses compétences au service de ?ses frères et s?urs rodriguais?, il a eu à consentir à beaucoup de sacrifices. ?Je me souviens que lors de ma première année, il y a eu une inondation et j?ai perdu tous mes meubles. J?ai eu à tout rembourser. Et lorsque ma fille a eu de brillants résultats à ses examens, on a trouvé qu?elle n?était pas éligible. Heureusement, que le gouvernement nous a rendu justice?, dit-il.
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