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Le retour aux sources de Jocelyn Thomasse
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Le retour aux sources de Jocelyn Thomasse
Jocelyn Thomasse, peintre, exposera une quarantaine d?oeuvres, comprenant des encres, des aquarelles, et des huiles, de petits, moyens et grands formats, à la Galerie Hélène de Senneville à Pointe-aux-Canonniers, du 31 octobre au 6 novembre 2003 inclus. Le vernissage aura jeudi à 17 h 30.
Si l?on a gardé en mémoire son dernier solo de mai 2001, et son contexte, l?on peut conclure que Jocelyn Thomasse revient aujourd?hui à ses anciennes amours. En 2001, il revenait, comme Ulysse, de grands voyages : l?Espagne, le Portugal, le Maroc. Il voulait tout raconter en un souffle ; ne rien omettre sur la toile, torero en action, lac à Madagascar, où il avait séjourné longuement pour sa profession de banquier. Il découvrait les peintres américains. Et le résultat est une cohabitation De Kooning, Diebenkorn, Derain, Bonnard, Gauguin?
C?est à croire, aujourd?hui, qu?il rend hommage à son ancien et vénéré guru disparu, Serge Constantin. Aucun rappel, si l?on peut dire, de cette période de grandes découvertes, d?autres terres. C?est le retour aux sources : ?Je continue à peindre le samedi avec le groupe Constantin. Notre lieu de prédilection, c?est Port-Louis, ses temples, ses quais?? Le constat au premier abord de ses paysages, personnages, et natures mortes, d?un figuratif stylisé, est un graphisme qui s?affirme. Qui traduit une maturité certaine. Le port se prête à sa passion pour des structures solides, sur lesquelles s?appuient ses compositions,
?Comme Constant me l?a appris, j?emploie mon crayon comme un bistouri. Le travail avant tout. La plus belle couleur ne me plaira pas, si la composition n?est pas bonne.? Les couleurs demeurent fortes, réminiscences des Fauves, héritiers en un sens de Gauguin, des bleus, des rouges, des jaunes. Les oeuvres présentées alternent entre une manière appuyée pour les huiles, un peu moins pour les aquarelles, et combien subtile pour les monochromes à l?encre !
Face à ses grandes huiles, Rade de Port-Louis, ,Les Salines de Tamarin, Temple Hindou, l?on peut s?étonner de s?entendre dire par l?artiste : ?Constantin m?a appris où m?arreter.? Car, l? espace pictural est suffisamment chargé pour ne pas se prêter à une lecture immédiate et reposante. L?oeil peine parfois à poser le regard. Par contre, sauf pour L?Eglise de Cassis, qui écrase quelque peu par sa masse, Les Vieux magasins à sens unique, à l?atmosphère de ville désertée, est fort prenant, malgré cet oeil inquiétant au haut d?un bâtiment . Tout l?essentiel est là. Et le dépouillement des bateaux au repos retient le regard, le repose, l?entraînant dans une méditation salutaire.
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