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Le retard du FSL à soumettre son rapport irrite
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Le retard du FSL à soumettre son rapport irrite
Le rapport final du Forensic Science Laboratory (FSL) se fait toujours attendre, plus de trois semaines après l?éxplosion qui a détruit le complexe commercial de Grand-Bay Store (GBS) et tué deux jeunes. Le gouvernement est agacé de la lenteur du FSL car il ne peut pour le moment prendre de décision. Le rapport était attendu mercredi mais l?absence au pays du directeur du FSL, Kader Jackaria, est probablement à l?origine de ce retard.
Le drame du GBS a été à l?agenda du Conseil des ministres, présidé par le Premier ministre hier. Le gouvernement a passé en revue la situation et a indiqué que l?expertise sud-africaine pourrait être sollicitée aussitôt que le FSL et le FBI auront soumis leurs rapports. Les éléments susceptibles de faire avancer l?enquête seront expédiés auprès d?experts forensic de l?Etat en Afrique du Sud pour une contre expertise. Le choix de l?Afrique du Sud est dû à la collaboration étroite dans divers domaines entre les deux pays dont le secteur médico-légal.
D?autre part le Premier ministre a nié que les agents du FBI aient demandé à la police une liste des passagers qui ont séjourné à Maurice ces trois derniers mois dans le cadre de leur enquête, comme rapporté dans la presse dominicale et dans l?édition de lundi de l?express. Il affirme avoir vérifié l?information avec le commissaire de police qui a confirmé qu?il n?y a jamais eu de requête du FBI en ce sens. Une source interrogée nous a induit en erreur en tenant des propos ambigus qui nous ont poussé à croire que l?information était authentique.
<B> DEUX CAUSES EVOQUEES </B>
Pour l?heure, c?est la confusion quant à l?origine de l?explosion qui a détruit le complexe GBS. Dans son rapport préliminaire, le FSL indique avoir relevé des traces de nitro- glycérine après des analyses en laboratoire alors que les experts du Federal Bureau of Investigation (FBI) ont indiqué qu?une fuite de gaz ménager a provoqué l?explosion.
Des experts en produits chimiques et en explosifs ont indiqué que depuis 20 ans il n?y a plus de nitroglycérine à Maurice. Lloyd Coombes, directeur de la Mauritius Chemical Fertilizer Industries (MCFI), a abondé dans le même sens. Il a souligné qu?aujourd?hui c?est de la nitrate d?ammoniaque sous forme de granulés mélangée à du carburant qui est utilisée par la Special Mobile Force à Maurice, notamment pour élargir des passes dans la mer. Elle est aussi utilisée dans la construction routière et à l?étranger dans les mines. La nitroglycérine selon la MCFI est si dangereuse que les navires et avions refusent d?en transporter de nos jours.
Un expert médico-légal sud-africain était sur le site de l?explosion de Grand-Baie mercredi et jeudi pour le compte de la compagnie d?assurances Mauritius Union, dont le client principal est GBS. Il a déjà quitté Maurice et soumettra son rapport à la Mauritius Union d?ici un mois.
D?autre part, Benoît Ducray, propriétaire du restaurant La Langouste grisée, qui a été détruit, a également sollicité l?expertise d?un expert sud-africain pour élucider les causes de l?explosion.
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