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Le regroupement, un terrain fertile pour les planteurs de canne

26 octobre 2006, 00:00

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La culture de la canne est dorénavant un métier à haut risque. Mais le Sugar Insurance Fund Board (SIFB) tient à rassurer les planteurs en ces moments difficiles. Un rapport d?actuaire sur le fonds recommande que les conditions pour l?obtention des compensations soient assouplies. Il importe cependant que les exploitants soient regroupés pour qu?ils puissent tirer le maximum de bénéfices.

Les quelque 30 000 planteurs (incluant les usiniers planteurs) sont à la merci d?incendies criminels ou accidentels des champs et de conditions climatiques défavorables tels les sécheresses, les inondations, les pluies excessives et autres cyclones. Ces risques sont donc couverts par le SIFB contre des primes prélevées auprès des planteurs.

L?assurance incendie fait l?objet de changements importants. En effet, les actuaires (du cabinet Bacon Woodrow & Legris) préconisent une hausse de 25 % des primes et compensations.

Les primes par tonne de sucre assurée passent de Rs 10 à Rs 12,50. La compensation payable par tonne de canne endommagée par le feu passe de Rs 390 à Rs 487,50 pour les planteurs. Pour les usiniers planteurs, les indemnités passent de Rs 110 par tonne de canne détruite à Rs 137,50.

Calcul de la prime

Le calcul de la prime et des compensations payées tient compte de plusieurs critères : le ranking, la superficie cultivée, le tonnage de cannes envoyé à l?usine, le taux d?extraction, le sucre produit et le sucre assurable à l?hectare.

La notion de rang (ranking) est cruciale dans le calcul des primes et des indemnités. Un agriculteur qui a un rang élevé contribue moins en termes de prime et peut s?attendre à une meilleure compensation.

Le rang d?un bénéficiaire dans une année donnée est en fonction des dédommagements dont il a bénéficié par rapport aux primes auxquelles il aura contribué durant la récolte précédente.

Si les compensations reçues dépassent les primes payées, le planteur obtient un rang inférieur à celui qui a déboursé plus en termes de primes.

Mais les bénéficiaires pourront obtenir un meilleur classement s?ils se regroupent. Le rapport d?actuaire suggère une montée en grade immédiate de 25 % pour accéder à un rang moyen supérieur.

Conditions d?accès

?Nous allons faire le tour du pays pour bien expliquer les changements à la communauté des planteurs?, affirme le professeur Jagadish Manrakhan, le président du conseil d?administration du SIFB. Les responsables du fonds animaient hier une conférence de presse au siège social de la compagnie à Port Louis.

?Avec la baisse annoncée de 36 % dans le prix du sucre, il faut encourager les planteurs à se regrouper. Ceux-ci pourront bénéficier des économies d?échelle et de meilleures pratiques pour gérer leurs champs?, souligne Georges Leung Shing, membre du board du SIFB (et managing director de Mon-Trésor-Mon-Désert).

?Les mesures annoncées vont dans le sens d?une détente des conditions d?accès aux bénéfices de l?assurance?, affirme, pour sa part, Diness Purryag, le general manager du SIFB.

Le fonds pèse dans les Rs 4 milliards. Des mesures sont prises pour assurer sa viabilité à terme. Outre les changements apportés aux politiques de primes et d?indemnités, le SIFB compte exercer un plus grand contrôle sur ses coûts d?opération tout en maximisant les retours sur ses investissements.

?La superficie de terres sous culture de canne de même que le nombre de planteurs est en baisse. Il est peut-être temps de revoir le fonctionnement du SIFB à la lumière de ces données?, déclare Georges Leung Shing.

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