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Le PTr met le nez à Mare-Chicose
Le Parti travailliste, par la voix du Chief Whip de l?opposition, Arvin Boolell, se dit « prêt » à déposer devant la commission d?enquête sur la gestion du Centre d?enfouissement technique (CET) de Mare-Chicose. « En tant que parlementaires de l?opposition, nous avons fait notre devoir, à travers nos questions parlementaires, d?attirer l?attention sur les circonstances de l?octroi du contrat pour la gestion du CET de Mare-Chicose. Nous avons même réclamé une commission d?enquête que nous avons obtenue. Il appartient désormais au président de cette commission de faire son travail. Si nous sommes convoqués, nous irons déposer », a-t-il laissé entendre à l?express-dimanche.
D?aucuns étaient étonné que le PTr n?ait pas signifié jusqu?ici son intention de déposer devant la commission qui a débuté ses audiences le 14 avril, sous la présidence de l?ex-juge Robert Ahnee. « Ce n?est pas à nous de faire le travail, mais laissons le commissaire agir en toute sérénité », a poursuivi le Chief Whip.
Lors de deux audiences cette semaine, le commissaire Ahnee s?est évertué à comprendre le partenariat entre la Société de traitement et d?assainissement des Mascareignes (Stam) et la multinationale française Sita. Il a longuement interrogé le Programme Coordinator du projet au ministère des Administrations locales, Prakash Kow-lessur, sur les documents déposés mercredi par le fonctionnaire, et vendredi par le secrétaire du Central Tender Board, Rajnarain Thakoor. Le partenariat Sita-Stam a obtenu en 1997, le contrat de gestion du CET de Mare-Chicose.
Le juge-commissaire s?est étonné que le nom de la multinationale française Sita soit cité dans les documents d?appel d?offres et non dans le Performance Bond, où seule Stam est citée, alors que le grand patron de Sita a décrit Stam comme sa compagnie subsidiaire. « Notre comité d?évaluation a examiné l?aspect technique et financier du projet et non l?aspect légal », a répondu Prakash Kowlessur. « C?est ce qui permet aux multinationales de traiter les pays africains comme des républiques bananières », a répliqué le commissaire Ahnee.
À ce stade, Me Priscilla Balgobin-Bhoyrol et Me Varuna Bunwaree, qui représentent Stam, ont informé la commission qu?une lettre du bureau du Premier ministre datant de 1997 stipule qu?un investissement direct étranger dans une compagnie mauricienne ne peut pas dépasser 49 %.
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