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Le prétexte afghan pour fortifier Diego Garcia
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Le prétexte afghan pour fortifier Diego Garcia
L?Ours soviétique n?a pas sitôt posé la patte sur l?Afghanistan que l?Oncle Sam décide de renforcer Diego Garcia et de transformer ce soi-disant centre de communications, comme le croit Seewoosagur Ramgoolam, en une base militaire, sinon nucléaire. Margareth Thatcher, l?épicière anglaise par excellence qui songe sérieusement à fermer le centre mauricien du British Council, n?a, bien sûr, rien à refuser aux descendants des insurgés du Boston Tea Party du 16 décembre 1773. Port-Louis ne compte, bien sûr, que pour du beurre dans cette affaire. Et les Mauriciens demeurent les complices involontaires de tout bombardement effectué à partir de Diego par des B52 ou par tout autre moyen. Pas question, par exemple, de convoquer les ambassadeurs concernés aux Affaires étrangères pour leur servir la note verbale idoine. Walter se contente de confier à la presse son désir que l?Oncle Sam et l?Ours russe se retirent de l?océan Indien. ?Le dossier de l?océan Indien zone de paix est déjà devant l?Onu, que pouvons-nous faire de plus ?? Depuis, l?Ours soviétique a cédé la place aux GIs en Afghanistan où se terre toujours le fils de Laden. Où ça mâ ?
L?heure est à la grogne chez les partis politiques. Tous sont d?avis qu?il est ?plus que jamais impérieux de tout faire pour repousser les dangers d?une guerre nucléaire impliquant Chagos et océan Indien?. La citation vaut, bien sûr, ce qu?elle vaut. James Burty David, qui n?est jamais à une fantasmagorie près, appréhende une nouvelle apocalypse. Boodhoo y trouve une occasion en or pour saisir les Nations unies, comme si celles-ci possèdent un quelconque moyen d?intimider l?arrogance états-unienne. Washington dépensera US$ 200 millions pour que Diego puisse accueillir des porte-avions et dispose d?une piste d?atterrissage de 12 000 pieds de long. Le programme de construction coûte à lui seul $ 64 millions. Il comprend huit citernes de carburant, 25 kilomètres de route, une jetée en béton de 1,6 km, le dragage de la lagune ($ 18millions). Saura-t-on un jour si le tsunami du 26 décembre 2004 n?a pas endommagé ces installations militaires n?ayant pratiquement pas servi ?
Les partis politiques d?opposition appréhendent aussi que le gouvernement ramgoolamien s?empare du prétexte du cyclone Claudette pour renvoyer sine die les élections municipales. C?était d?ailleurs à prévoir, vu l?empressement pour dresser la liste des commissaires administratifs, avant même que les conseillers municipaux ne soumettent leur démission. Il faut une bonne dose de naïveté pour croire que le boutte des commissions administratives aurait une longévité de seulement quelques mois. Le prétexte Claudette serait de nature financière. Le gouvernement SSR ne dispose pas de Rs 3 millions pour organiser les municipales. Signe des temps qui ne trompe pas, on note le renvoi sine die du recensement porte-à-porte des électeurs pour mettre à jour les listes électorales pour les prochaines élections villageoises. Autre économie de Rs 4 millions aux dépens de la démocratie régionale.
L?opposition s?insurge : ?Renvoyer les municipales c?est bafouer la démocratie. C?est une entorse inacceptable à la démocratie. La démocratie n?a pas de prix. L?électorat a droit d?avoir des conseillers de son choix majoritaire?. A propos, à quand remonte les dernières élections municipales et villageoises ? Où en est-on avec la réforme visant à renforcer la démocratie régionale, en permettant à l?homme fort politique de diriger une région donnée, en tant que maire, pendant toute la durée d?un mandat quinquennal ?
Ça gronde du côté de Boolell. On a rarement vu Sir Satcam aussi agressif. Sachant que tout est possible en politique, il ose réclamer une réorganisation du Parti travailliste mais en l?assortissant d?une menace : ?Changer ou je m?en vais !?
Il fait le procès de plusieurs collègues-ministres, batiaras coupables à ses yeux de faire du chantage sur l?octogénaire SSR. Il menace de ne pas se représenter aux prochaines législatives. Il n?a jamais été satisfait du choix des candidats travaillistes de décembre 1977.
Mais parlons plutôt du couple Cuttaree qui fait la une de la presse. L?épouse Swatee présente une thèse à la Sorbonne et décroche une maîtrise en tourisme. Sa thèse est déjà d?inspiration insulaire puisqu?elle s?intitule : ?Le tourisme mauricien et seychellois : concurrence ou complémentarité ??. Des journaux racontent : ?Il y a des années le fils du tailleur du coin rencontre une jeune fille. Il rentre de Suède avec deux diplômes en poche : une licence en science forestière et une maîtrise en écologie. Swatee renonce à ses études supérieures pour suivre Jayen en quête d?un doctorat en écologie. Ils rentrent à présent à Maurice après douze ans d?allées et venues. Il a été l?assistant directeur des Bois et Forêts. Il a dirigé le Sugar Mechanical Pool. Il a travaillé pour l?Organisation de l?unité africaine à Addis-Abeda. Il a été le directeur d?écologie de l?Unesco. Il a ajouté une maîtrise en droit à ses nombreux diplômes antérieurs. La vie lui a appris que pour avoir le Droit d?exercer comme avocat, il lui faut accepter le détour par les Bois et Forêts, la mécanique agricole, l?OUA, l?Unesco et, demain, l?Organisation mondiale du commerce.
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