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?Le potentiel est là,il faut savoir le détecter et l?exploiter?
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?Le potentiel est là,il faut savoir le détecter et l?exploiter?
■ Un an déjà que le projet sport-études a été lancé, quel est le bilan ?
Je dirais que le bilan est positif. Quoique le début ait été assez difficile. Difficile dans la mesure où parents, enseignants individuels, tuteurs et tutrices des enfants n?avaient pas très bien compris le concept. Les jeunes athlètes avaient également des difficultés à s?adapter aux entraînements qui sont très durs. Mais les choses se sont bien améliorées en un an. Les performances sont encourageantes.
Nous sommes ravis de constater que les fédérations avec lesquelles nous travaillons ont réalisé tout le bien que le TFES et le SBM Fund pouvaient leur apporter. Le haut niveau coûte très cher. Et nous offrons, justement, la possibilité à leurs athlètes de participer à des stages et à des rencontres internationales.
A ce titre, je précise que nous avons insisté pour que les nageurs faisant partie de notre programme participent aux championnats d?hiver de la Réunion. Nous avons une équipe d?athlètes qui se rendra prochainement en Afrique du Sud pour un stage de perfectionnement et également deux pongistes qui mettront le cap sur l?Egypte lundi, afin de participer aux Championnats d?Afrique juniors.
Le potentiel est là. Il faut savoir le détecter et l?exploiter. Mais de manière générale, il faut que les boursiers, peu importe leur âge et la filière choisie, sachent exactement où ils vont.
■ Affichez-vous le même optimisme qu?il y a un an ?
Bien sûr que je suis très optimiste! Nous arrivons un peu à nos fins, au niveau académique, puisque nous allons prochainement signer un protocole d?accord avec le BEC. Ce protocole va grandement faciliter les possibilités d?entraînement pour les élèves.
Nous assisterons, en fait, à un renversement de situation. Désormais, ce ne sera plus à l?athlète de haut niveau de s?adapter à l?école, c?est plutôt l?inverse qui se produira. Nous sommes également en pourparlers avec l?IVTB et nous envisageons de nous tourner vers le privé et l?Etat.
Nous allons aussi nous tourner vers l?événementiel, car il est important que les jeunes puissent se mesurer aux étrangers sur leur propre sol. Le public aura par la même occasion la possibilité de découvrir leurs talents.
La fondation, en collaboration avec les fédérations de tennis de table et de natation, prévoit, dans ce contexte, deux galas pour la fin de l?année. Ils seront, cependant, réservés aux jeunes.
■ Pourquoi éprouver autant de difficultés pour étendre le soutien du TFES à un plus grand nombre de disciplines ?
Nous avons entamé des discussions avec le triathlon et le judo. Nous travaillons avec les fédérations qui nous le demandent. Mais nous imposons quand même certaines conditions.
■ Vous ne répondez pas tout à fait à la question?
Je constate, comme la majorité de gens d?ailleurs, qu?il n?y a pas de compétences au niveau de certaines fédérations. Il y a certes des compétitions nationales mais rien pour les jeunes.
■ En parlant de compétence, avons-nous les compétences techniques appropriées pour encadrer les jeunes ?
Nous avons bien sûr de très bons techniciens. Mais notre seul souci demeure le contact avec l?étranger. Les déplacements vers d?autres pays sont très coûteux et sans ceux-ci on ne peut pas progresser.
■ Combien coûte un athlète au TFES par an ?
Il est difficile de mentionner de chiffres car si l?on tient compte des frais de transport au niveau local, le coût varie selon le lieu de résidence de l?athlète. Cepen-dant, pour ce qui est des déplacements à l?étranger, nous dépensons Rs 75 000, en moyenne, par athlète et par an.
Comme vous pouvez le constater, le TFES dépense des sommes énormes en termes de facilités aux boursiers. Par conséquent, nous envisageons d?inclure certaines conditions dans le contrat qui lie l?athlète à la fondation. Cela afin de nous assurer que l?athlète ne nous abandonnera pas en cours de route.
■ Y a-t-il eu des départs et des arrivées durant l?année écoulée ?
Malheureusement, nous avons dû nous séparer de certains athlètes sur recommandation de leur fédération. Le sport-études est quand même une école d?excellence où l?athlète doit fournir des résultats, tant sur le plan sportif qu?académique. D?autres athlètes ont aussi rejoint le grou-pe. Nous avons, valeur du jour, une cinquantaine d?athlètes qui bénéficient de notre soutien.
■ Y a-t-il eu une évolution positive du côté du ministère de l?Education, face à ce concept ?
Le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, a lui-même accepté le projet. Mais de là à le mettre en place, c?est une autre paire de manches?
■ La fondation étant financée en grande partie par l?Etat, ne pensez-vous pas que le ministère de l?Edu-cation aurait dû se montrer un peu plus concerné ?
Je précise que le TFES n?est financé qu?en partie par l?Etat. Pour la suite de votre question, je pense personnellement que c?est un faux problème. Ce dont nous avons besoin, ce sont deux collèges d?Etat (filles et garçons) qui puissent accueillir les jeunes athlètes. Au pire, nous pourrons transférer les athlètes dans un collège confessionnel.
■ Où en sont les négociations entre le TFES, les écoles privées et l?Université de Maurice ?
Nous avons effectivement entamé des négociations avec l?Ecole du Centre, le Lycée Labourdonnais et l?école du Nord ainsi qu?avec l?Université de Maurice. Je peux vous dire qu?elles sont en bonne voie.
GROS PLAN
Quelques jeunes prodiges du projet sport-études
Mark Daniel Pillai (tennis)
Considéré comme l?un des meilleurs espoirs du tennis mauricien, Mark Pillai soufflera ses quatorze bougies le 13 avril. Le Beaubassinois s?est révélé lors du prestigieux tournoi international, Les Jeunes Dodos 2005. Il avait alors remporté la finale des U11 face à son compatriote, Enzo Couacaud. Depuis, grâce à sa régularité et sa motivation, l?adolescent est devenu un joueur incontournable de l?équipe nationale dans sa catégorie d?âge. Il est actuellement à Gaborone, au Botswana, en compagnie de Sohinee Ghosh et Vanessa Ah Fong Wan pour défendre le quadricolore aux Championnats d?Afrique Juniors.
Sohinee Ghosh (tennis)
La particularité de Sohinee Ghosh, 13 ans, c?est qu?elle a quitté le cycle scolaire normal pour opter pour des cours par correspondance afin de consacrer davantage de temps à son sport favori. Un choix judicieux, et surtout courageux, pour cette valeur sûre du tennis local qui a fait ses preuves à l?échelle continentale, plus particulièrement en Afrique du Sud. Elle rêve d?ailleurs de passer professionnelle un jour?
Warren Li Kam Wa (tennis de table)
Il a intégré le projet sport-études, en mars 2007. Selon l?entraîneur du TFES, Ravi Bhurtun, Warren possède un énorme potentiel. ?Malgré son jeune âge, il n?a rien à envier aux seniors sur le plan technique. Sauf qu?il lui faudra encore un peu de temps avant de tout maîtriser en situation de match. Il a les atouts pour atteindre le niveau africain qui est très élevé. Les Championnats du Commonwealth et les Jeux de la Francophonie sont souvent dominés par les Africains?, rappelle le coach. Le champion en herbe s?est distingué lors de l?Open de la MCB, en remportant les finales des catégories benjamins, minimes et cadets.
Jeffrey Cheong (tennis de table)
Tout comme Warren Li Kam Wa, Jeffrey Cheong avait été repêché par le TFES en mars 2007. Joueur de qualité, il se positionne comme l?un des futurs champions de la discipline. Certes, il n?a pas le même niveau technique et tactique que son principal concurrent Warren, mais il fait énormément d?efforts pour progresser dans ces domaines, estime le coach Ravi Bhurtun : ?Il est sur la bonne voie.?
Jaisina Newaj (tennis de table)
Détectée au courant de 2007 par Ravi Bhurtun, Jaisina Newaj a finalement obtenu sa place au sein de l?équipe des boursiers. Elle a fait ses preuves en se distinguant dans la catégorie benjamine lors de l?Open de la MCB. ?C?est un très bon élément?, note l?entraîneur.
Darison Emilien (athlétisme)
Véritable prodige du saut en longueur, Darison Emilien est le premier minime de l?histoire de l?athlétisme local à atterrir à 6,88 mètres. A titre de comparaison, ni Jonathan Chimier ? qui a disputé la finale de cette épreuve aux Jeux olympiques d?Athènes?, ni Arnaud Casquette, la référence de la spécialité à Maurice, n?ont réussi de telles performances dans cette catégorie d?âge.
Darison Emilien, au vu de ses performances précoces, reste l?un des grands espoirs de l?athlétisme local. Mais ce n?est pas qu?au niveau technique qu?il soit précoce : à seulement 15 ans, il mesure déjà 1,90 mètre.
Christophe Sophie (athlétisme)
Il a la dimension d?un géant. A tout juste 16 ans, Christophe Sophie culmine à 1,95 pour un poids de105 kilos. Véritable prodige du lancer du disque, l?histoire se souviendra qu?il a été le premier lanceur cadet à franchir sucessivement la barre mythique des 49 mètres, puis 50 et 51 mètres. Il possède un tel potentiel que lors d?un récent stage au Centre de haut niveau de Pretoria, il a tapé dans l?oeil des techniciens sud-africains qui voient déjà en lui un futur lanceur de niveau continental voire mondial.
Mathieu Young Tie Yang (natation)
La nouvelle découverte de la natation mauricienne. Champion poussin en 2006, il a confirmé tout le bien que l?on pensait de lui lors de la Coupe de la République, première compétition de cette année. Spécialiste du crawl et du dos, il a effectué un stage au Club Nautique Brestois en France et au Victoria Park Swimming Club à Perth, Australie, l?an passé. Dans le giron, on pense qu?il sera utile pour les Jeux des îles de 2011 aux Seychelles, mais surtout au-delà de ce rendez-vous.
Melissa Madanamoothoo (natation)
Tout comme Mathieu Young Tie Yang, elle est une spécialiste du crawl et du dos. Elle fut championne poussine en 2006 avant de remporter la Coupe de la République chez les benjamines cette année. Elle a également été en stage au Club Nautique Brestois et au Victoria Park Swimming Club. On pense qu?elle sera la future meilleure crawleuse de la natation mauricienne.
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