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Le plus dur reste à faire

5 septembre 2005, 20:00

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Préalable à une qualification, la victoire 3-0 acquise samedi contre les Iles Féroé n’a pas radicalement modifié la situation de la France, le plus dur restant à faire pour les hommes de Raymond Domenech.

À trois matches de la fin des éliminatoires, Suisses, Irlandais et Français se trouvent sur la même ligne, à égalité de points, tandis qu’Israël, disposant d’un calendrier favorable, ne peut être considéré hors course.

C’est sûrement ce constat qui expliquait le ton mâtiné de prudence employé samedi par le sélectioneur national à l’issue d’un match sérieux et appliqué, quoique marqué par un grand nombre d’occasions gâchées.

“Cette victoire n’est qu’une première étape”, a-t-il précisé calmement. “Cela ne change rien à notre situation. Il nous faut toujours gagner tous nos matches pour être certains de terminer en tête de ce groupe.”

Autrement dit, celui qui se disputera demain à Lansdowne Road, temple du rugby cédé pour un jour au football.

Suivant un calendrier dont Domenech n’a cessé de regretter qu’il avantage sérieusement les Irlandais – ils jouent leurs principaux matches retour à domicile –, la France se voit soumettre une tâche délicate. Elle va ainsi devoir affronter ses deux principaux adversaires à l’extérieur – elle se rend le 8 octobre à Berne – avant de boucler son parcours en recevant Chypre.

<B>Deux matches, six buts</B>

Cela ne l’avantage guère, d’autant que l’Irlande aura eu toute une semaine pour se préparer à accueillir dignement des Bleus qui n’ont plus gagné à Dublin depuis des lustres. La France peut essayer de se rassurer en se disant qu’elle a retrouvé un jeu qu’elle n’envisageait plus guère qu’en rêve et que sa défense reste toujours aussi imperméable.

Les Tricolores ont inscrit six buts en deux matches, soit plus que lors des six précédentes rencontres de qualification pour la Coupe du monde.

Comme le précisait son capitaine Zinedine Zidane, toute victoire est bonne à prendre. “Nous nous sommes créé de nombreuses occasions. Ce qui est bien”, a précisé le meneur de jeu. “Sans doute contre les Irlandais, nous n’aurons pas autant d’espaces et il faudra se montrer plus efficaces devant le but.”

À l’aller, les hommes au trèfle avaient fait trembler la maison bleue au Stade de France et il avait fallu quelques sauvetages miraculeux pour éviter la défaite. Sur son terrain, la France avait plié sans rompre et le 0-0 concédé avait été finalement perçu comme un bon résultat.

Depuis, la situation a largement changé : le retour de Zidane, Claude Makelele et Lilian Thuram a ramené une maîtrise incontestable dans le jeu. La sortie du capitaine français avant l’heure de jeu samedi a correspondu à une très notable baisse du niveau général, malgré un superbe but de Djibril Cissé pour égayer le dernier quart d’heure.

Demain, le numéro 10 devra sans doute rester sur le terrain jusqu’au coup de sifflet final car les deux équipes y joueront leur avenir. Ce soir-là, le malheur ira au vaincu. Le perdant accusera un retard quasiment insurmontable car, ensuite, il ne restera plus que deux matches pour forcer le destin.

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