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Le Piton de la Fournaise livre ses mystères
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Le Piton de la Fournaise livre ses mystères
Des scientifiques partis en mer à l’endroit où le volcan Piton de la Fournaise a retrouvé l’océan ont ramené à terre plusieurs espèces de poissons morts à cause de la chaleur ; des espèces inconnues semblant venir des profondeurs. Un phénomène qui ne s’expliquait pas encore hier. Il pourrait même s’agir d’une première.
Avant-hier, l’équipe des plongeurs souhaitant filmer sous les flots, comme en 2004, la rencontre de la lave et de l’océan n’a pu mener à bien son projet alors qu’elle détenait une autorisation de plongée émanant de la préfecture.
Cependant, s’i les plongeurs n’ont pu se mettre à l’eau, là où la lave se jette dans la mer, à cause d’un regain d’activité des coulées, des panaches plus violents et des conditions trop dangereuses, ils ont fait depuis leur bateau une découverte pour le moins inattendue et même “d’extraordinaire”.
Alain Barrère, conseiller scientifique de la maison du volcan et membre de l’association Centre de diffusion du volcanisme, raconte : “Nous avons constaté à la surface de l’eau une mortalité assez forte de poissons dont certaines espèces semblent appartenir aux profondeurs de l’océan.” Il décrit : “Vous savez, ce genre de poissons étranges que l’on voit très pâles, comme s’ils étaient peu habitués à la lumière, avec des têtes et des nageoires aux formes inhabituelles.”
À première vue, la chaleur de l’eau les aura tués. Les scientifiques estiment que l’eau fait près de 70°C en surface. Très surpris, le scientifique a pris quelques clichés dans le but de mettre un nom sur les poissons retrouvés dont certains, selon lui, pourraient même n’avoir jamais été identifiés aux abords des côtes réunionnaises.
“Ces poissons sont caractéristiques des grandes profondeurs – de 70 à 200 m pour certaines espèces, de plus de 200 m pour d’autres, quelques espèces sont inconnues. Ces poissons sont remontés morts en surface, vessie natatoire gonflée, , yeux gonflés. Certains présentent une courbure à angle droit au niveau postcéphalique de la colonne. Ce phénomène montre que l’éruption a un impact violent sur la faune ichthyologique de grande profondeur”, conclut Alain Barrère.
<B>Thomas LAURWET </B>
©JIR</I>
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