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Le pays serait au bord de la guerre civile

14 avril 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

D?intenses combats à l?arme lourde ont éclaté hier à l?aube aux portes de la capitale tchadienne N?Djamena entre rebelles du Front uni pour le changement (Fuc) et troupes fidèles au président Idriss Deby, qui a affirmé avoir remporté la victoire et ?contrôler? la situation.

Selon une source militaire tchadienne, ces affrontements ont débuté vers 05H30 locales (04H30 GMT) à l?initiative de l?armée tchadienne, qui a attaqué les rebelles dans la banlieue de N?Djamena, qu?ils avaient atteinte dès mercredi soir au terme d?une spectaculaire progression depuis la frontière soudanaise à l?est du pays

D?intenses échanges d?artillerie ont été entendus autour de la moitié est de la ville durant la matinée, mais avaient baissé d?intensité vers 09H30 locales (08H30 GMT). Des tirs d?armes légères étaient alors audibles dans plusieurs quartiers du nord de la ville. Peu avant 08H00 GMT le président Deby a assuré que ses forces contrôlaient la situation. ?Les colonnes de rebelles ont été entièrement détruites et la situation est entièrement sous contrôle?, a-t-il déclaré, interrogé en direct sur Radio France Internationale. ?Il n?y a rien, rien du tout ... il y a eu des tirs d?armes légères près de l?Assemblée nationale (dans le nord-est de la ville, ndlr), c?est tout . Trois véhicules ont été repérés, ils ont été détruits sur place?, a poursuivi le chef de l?Etat tchadien, affirmant qu?il se trouvait dans son palais à N?Djamena.

Hors de la zone des combats, les rues du centre de la capitale, survolée depuis le début de la matinée par des hélicoptères ainsi que des chasseurs français Mirage F1, sont restées calmes hier matin, a-t-on constaté.

En même temps que s?engageait la bataille pour N?Djamena, d?autres combats se sont déroulés jeudi aux premières heures du jour à 800 km à l?est de la capitale dans la ville d?Adré, à la frontière avec le Soudan, selon des sources humanitaires. Le régime Deby accuse le Soudan de soutenir et d?armer les rebelles.

Les combattants du Rassem-blement pour la démocratie et la liberté (RDL), qui constituent l?essentiel des troupes du Fuc, avaient déjà attaqué Adré le 18 décembre mais avaient été repoussés par l?armée tchadienne.

Le dispositif militaire français au Tchad, qui regroupe 1 200 hommes, a été placé en état d?alerte et 150 soldats français basés à Libreville sont arrivés mercredi en renfort dans la capitale tchadienne.

Une source militaire française à Paris a indiqué que le rôle de ces forces se limitait à un ?soutien de renseignement? au gouvernement tchadien.

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