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Le numéro un lui colle à la peau

16 octobre 2004, 20:00

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Comme si dominer ses adversaires sur la pelouse d?un terrain de football ne lui avait pas suffis. Après sa retraite de footballeur, Salim Moosa décide de se lancer dans une nouvelle aventure sur un tapis vert, mais avec plusieurs boules, celle du snooker.

Dix années de règne. Son mandat, il le renouvelle chaque année sur les tables de snooker à travers le pays. Salim Moosa qui a fait le bonheur des supporters du Sunrise SC et de la sélection nationale, est celui qu?on redoute le plus lors des tournois. Tomber sur le même tableau que lui signifie une élimination presque garantie. Et du coup, il est craint mais respecté.

De go, il écarte tout hasard : « Il n?y a pas de miracle. Pour être le meilleur, il faut s?entraîner et se préparer pour gagner des tournois. »

Déjà, la conversion n?a pas été difficile pour lui. Pour lui, le snooker était un excellent moyen de respirer, de se relaxer et par dessus tout, il prenait du plaisir à jouer après les entraînements de foot.

Du simple moment de décontraction, le snooker prendra une place importante dans sa vie après la retraite des stades de foot en 1991. Trois ans d?apprentissage et voilà qu?il décroche son plus important tournoi, le National. « C?est l?un de mes meilleurs souvenirs. C?était le début d?une longue série », avoue le joueur. De là, il collectionnera les titres. Il gagnera tous les tournois qui seront au programme.

Mais comment fait-on pour rester numéro un ?

« Devenir le meilleur c?est une chose. Mais le rester c?est une autre paire de manches. Il a fallu beaucoup de temps d?entraînement », dit-il.

Sa force, il l?a puisée dans son passé de football. « Sur les terrains de foot, j?ai tout vu. Du match difficile avec beaucoup de pressions et les matches sans enjeu et sans motivation. En snooker, qui est un sport individuel, la concentration est le maître mot. Sans une bonne préparation psychologique, il y a de forte chance de perdre », explique-t-il.

En même temps, les risques de tomber dans la facilité sont grandes. « C?est là toute la difficulté. Il faut se trouver de nouvelles motivations, de nouveaux objectifs. Par exemple, depuis quatre ans je cours derrière le record national du break de 82 points qui est ma propriété. Je veux être le premier Mauricien à atteindre les 100 points, soit le Century Break », avoue-t-il.

Mais depuis, il s?entraîne de moins en moins. Salim Moosa a une autre mission, celle d?être papa. Avec ses trois soldats Salman (11 ans), Faraz (7 ans) et Shariq (6 ans), il essaie tant bien que mal de s?entraîner. « C?est aussi un vrai plaisir quand ils montent sur la table et perturbent tout », lance le papa.

La prochaine étape sera le tournoi national. Celui qu?il tient à coeur de remporter une nouvelle fois avant d?aller aux Championnats du monde.

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