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Le National Pay Council enclenche les négociations
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Le National Pay Council enclenche les négociations
Au plus tard le 31 mai ! C?est le délai accordé par le ministère du Travail et des relations industrielles au National Pay Council (NPC) pour faire ses recommandations au gouvernement concernant le taux de la compensation salariale annuelle qui sera appliqué sur le plan national.
Présidé par Sen Ramsamy, l?organisme réunissant les représentants des travailleurs, du patronat et du gouvernement tiendra sa première réunion d?ici la semaine prochaine. Il s?agira en premier lieu d?établir un calendrier de travail, explique Sen Ramsamy. Les différentes parties concernées sont pour l?heure dans l?attente d?une communication officielle du NPC quant à la date du début des travaux ? au ministère du Travail, on laisse entendre que la première réunion pourrait se tenir vers la fin de cette semaine.
S?il y a urgence à déterminer le taux de la compensation salariale annuelle, c?est pour que le ministre des Finances, Rama Sithanen, puisse faire provision pour l?enveloppe salariale à accorder au secteur public dans le budget 2007-2008. Ainsi, la somme allouée à ce secteur pour la compensation salariale de Rs 135 l?année dernière était chiffrée à Rs 550 millions.
Dès que le NPC aura fait ses recommandations au gouvernement, les syndicalistes seront dans un premier temps autorisés à négocier avec les entreprises individuellement en vue d?obtenir une compensation salariale supérieure à ce que préconise le NPC.
Puis, la nouvelle version de l?Industrial Relations Act (IRA) dont les autorités feront circuler une ébauche en juin prochain recommandera la mise en place de structures appropriées dans les entreprises pour pouvoir mener des négociations collectives en vue d?obtenir un meilleur quantum de compensation salariale. Le modèle existant dans l?industrie sucrière pourrait être une source d?inspiration explique-t-on au ministère du Travail et des relations industrielles. Ce dernier rencontre la presse aujourd?hui pour élaborer davantage sur le NPC.
Même si les fédérations syndicales sont contre l?institution du NPC, elles continuent à réclamer une compensation salariale intégrale de Rs 800 basée uniquement sur le taux d?inflation. Elles espèrent que le ministre du Travail et des relations industrielles reviendra à de meilleurs sentiments. Les dirigeants des treize fédérations syndicales les plus représentatives du pays se sont ainsi donné rendez-vous le 18 mai prochain à l?auditorium Octave Wiehé à Réduit pour décider de la marche à suivre.
Mood ?positif? pour les patrons
Pour l?heure, ils se concentrent sur les raisons qui ont poussé certains de leurs membres à faire fi du mot d?ordre de boycott de cette instance qu?ils estiment être une émanation du rapport d?un expert singapourien. Un point de vue que récuse le ministre du Travail.
Du côté de la classe patronale, on souhaite le maintien du NPC. Pour Azad Jeetun, directeur de la Mauritius Employers Federation, il est important que le NPC encourage les négociations collectives au sein des entreprises, dont la situation financière varie. ?Nous ac-cueillons favorablement la mise en place du NPC car il s?agit là d?un forum structuré. Le NPC se réunira régulièrement et cela va contribuer à améliorer les relations industrielles entre la classe patronale et les syndicats. Nous abordons les négociations avec un mood positif ?, conclut-il.
BOYCOTT NON RESPECTÉ
Le MTUC convoque Sooklall, Maudhoo et Quedou
■ Outre d?avoir convoqué aujourd?hui les syndicalistes Yusuf Sooklall, Ramesh Maudhoo et Dewand Quedou pour des explications, la direction du Mauritius Trade Union Congress (MTUC) a alerté, hier, l?International Trade Union Confederation (ITUC) de Bruxelles. Il leur est reproché d?avoir accepté de siéger au sein du NPC.
Ces trois syndicalistes précités sont les présidents de trois syndicats (Free Democratic Unions Federation, Sugar Industry Workers Association et la Waste Water Authority Employees Union), qui sont affiliés au MTUC. L?exécutif veut savoir pourquoi ils ont accepté l?offre du gouvernement malgré l?appel au boycott lancé par le MTUC.
Dans une lettre adressée, hier, à Guy Ryder de l?ITUC, le secrétaire général du MTUC, Radhakrishna Sadien veut que cette confédération syndicale demande au gouvernement de cesser ?de s?ingérer? dans les affaires internes des syndicats et de ne pas choisir des syndicalistes qui lui conviennent. Il demande à cette confédération de loger une plainte officielle au BIT pour ?violation? des conventions 87 et 98 liées aux négociations collectives et le droit de s?organiser.
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