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Le MSIRI abandonne des recherches

4 février 2008, 00:00

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Le Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) repense son avenir et son rôle au sein de l?économie, tant dans le secteur sucre que non sucre.

La baisse du prix du sucre et donc la réduction des revenus contraignent l?industrie sucrière à revoir sa stratégie pour le court et moyen terme. On ne parle dorénavant plus de long terme pour la recherche au MSIRI.

Certaines recherches jugées trop coûteuses et qui ne rapporteront pas grand-chose immédiatement, seulement dans le long terme, seront interrompues et fort probablement abandonnées.

René Ng Kee Kwong, le directeur du MSIRI, confirme «cette nouvelle orientation du MSIRI en raison de la conjoncture liée à la baisse de prix du sucre».

Il ajoute que certaines recherches seront même payantes. Une entreprise ou un établissement sucrier qui voudrait se lancer dans une nouvelle variété de culture comme les palmistes, les asperges, les tomates ou d?autres cultures vivrières à valeur ajoutée, devra dans un avenir proche payer le MSIRI pour ce genre de recherches.

Seules les recherches ayant un intérêt national ne seront pas payantes, comme la canne, en priorité, mais sous certaines conditions.

René Ng Kee Kwong pense que les recherches ne négligeront pas la canne à sucre mais elles seront orientées différemment. «On fera des recherches sur des variétés de cannes où l?industrie sucrière pourra obtenir des résultats pour le moyen et court terme. Des recherches pour le long terme ne seront plus possibles, trop coûteuses.» Il sera beaucoup question de variétés de canne qui auront un meilleur rendement sur moins de surface cultivée.

Le gouvernement perçoit Rs 650 millions à travers le cess, une forme de taxe sur chaque tonne de sucre produite. Cet argent est utilisé pour financer les opérations de sept institutions liées au secteur agricole, dont le MSIRI. Les sucriers, mais aussi les grands et petits planteurs, ont demandé au gouvernement de revoir leur contribution au cess à la baisse, explique René Ng Kee Kwong. Ils souhaitent que cette taxe soit ramenée à Rs 350 millions en raison du manque à gagner sur le sucre.

Seront concernés : le MSIRI, la Sugar Authority, le Farmers Services Centre (FSC), le Bulk Sugar Terminal, le Sugar Industry Welfare Fund (SILWF), le Control Board, le Mechanical Pool. La pension des dockers licenciés avec l?arrivée du vrac dans les années 80 est aussi dans la balance. Aborder ce sujet délicat risque d?être une épine pour les politiques qui devront tôt au tard trancher.

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