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Le monorail trace sa voie
Il ne pollue pas, utilise très peu d?énergie et est ?esthétiquement plaisant?. Lui, c?est le monorail que propose l?entreprise malaysienne et fournisseur de systèmes de transit urbains, MTrans International. Ses particularités: il peut transporter jusqu?à 18 000 passagers par heure et faire le trajet Port-Louis-Quatre-Bornes en 19 minutes. Le billet pour un trajet ne coûtant que Rs 30.
L?entreprise malaysienne a signé hier un accord de garantie de $ 330 millions avec la Platinum Venture Company. A travers cet accord, MTrans s?engage à financer intégralement le projet de monorail mauricien. La balle est donc dans le camp du gouvernement qui est en possession de cette proposition depuis octobre.
Le président de MTrans, David Chew, et le directeur de Platinum Venture Company, Jerry Ah Chin Kow, ont rencontré le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et le ministre des Infrastructures publiques, Rashid Beebeejaun, pour partager leur ?solution face aux problèmes de circulation qui existent à Maurice?. ?Ces problèmes vont aller en s?empirant?, prévient David Chew.
MTrans affirme pouvoir rendre opérationnel le monorail en 24 mois. Ce qui veut dire que le système de transit urbain, qui emploiera 400 à 500 personnes, pourrait transporter les Mauriciens avant la fin 2008, dans l?éventualité de l?aval du gouvernement.
Le président de MTrans explique également que la création d?une entreprise locale, Platinum Venture Company, démontre ?notre sérieux?. ?Nous ne sommes pas ici pour vendre un produit au gouvernement. Nous sommes ici pour investir?, soutient-il.
La Phase I du projet, qui reliera Immigration Square à Quatre-Bornes en passant par neuf gares, coûtera $ 330 millions. MTrans contribuera la moitié de cette somme de sa poche alors que l?autre moitié sera levée à travers une souscription publique. La Phase II partira de Quatre-Bornes pour rejoindre Curepipe. Mais, comme l?explique David Chew, la Phase I devra d?abord faire ses preuves pour ?gagner la confiance du gouvernement et du public?.
Le projet de MTrans prend donc la forme d?un Build-Own-Transfer, où l?entreprise construira et gérera le monorail avant de le confier au gouvernement après une période d?environ 30 ans. Si elle compte financer intégralement le projet, MTrans espère en contrepartie bénéficier de concessions fiscales et d?un ?ridership guarantee? du gouvernement.
<B>?Esthétiquement plaisant?
Outre les qualités évidentes du monorail en matière de ?système de transport public à haute capacité? et de l?investissement direct étranger de MTrans, David Chew relève une pléthore d?autres avantages. Le monorail bénéficie d?un look futuriste qui est ?esthétiquement plaisant?, ce qui ?détournera les utilisateurs et utilisateurs potentiels de la voiture de leur mode traditionnel de transport?. De l?avis de David Chew, l?autobus ne sera d?ailleurs plus un choix attrayant pour les jeunes professionnels.
Le monorail utilisera la dernière technologie en matière d?électricité hybride. Il sera silencieux et cost-effective. Grâce à cela, le bébé de MTrans ne consommera que très peu d?énergie et ne polluera pas.
Avec le monorail, MTrans affirme que le pays bénéficiera de ce qui existe de mieux en matière de système de transit urbain. Et environ 28 millions de personnes utilisent le monorail construit par MTrans à Kuala Lumpur, en Malaysie, il y a deux ans.
Le fait que l?État n?ait pas à investir dans le projet est également un avantage intéressant. Au gouvernement de donner son dernier mot.
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