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Le Mondial 2006 a dopé le moral et la consommation
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Le Mondial 2006 a dopé le moral et la consommation
La Coupe du monde de football, qui a eu lieu du 9 juin au 9 juillet en Allemagne, a fait du bien à l?économie européenne. En France et en Italie - les deux finalistes -, mais aussi en Grande-Bretagne, elle a dopé la consommation et alimenté la croissance. Vendredi 21 juillet, la publication de plusieurs indicateurs concernant ces trois pays l?atteste.
En France, d?abord. La consommation des ménages en produits manufacturés s?est envolée de 1,7 % en juin, alors que les économistes s?attendaient à un plus modeste 0,4 %. En mai, déjà, elle avait été dynamique, en hausse de 0,9 %. Sans conteste, les soldes, le retour du beau temps et l?arrivée des vacances ont poussé les Français à la dépense.
Mais ce n?est pas tout. La consommation des biens d?équipement du logement ? qui incluent écrans plats, LCD et postes de télévision divers ? a encore progressé de 3,2 % en juin, après avoir bondi de 6,4 % en mai, et affiche sur un an une hausse de 22,3 %.
L?effet Coupe du monde déjà observé en mai s?est donc prolongé en juin : au fur et à mesure de la progression de l?équipe de France dans le Mondial, certains ont finalement décidé de s?équiper... L?Italie, ensuite. L?indice de confiance des consommateurs italiens a bondi à 108,7 points en juillet, contre 106,9 en juin. ?Les estimations et prévisions sur la situation générale de l?Italie s?améliorent, ce qui pourrait être dû au climat d?euphorie lié aux récents événements sportifs?, commente l?institut national ISAE.
Enfin, en Grande-Bretagne, la croissance au deuxième trimestre a atteint 0,8 %, son meilleur niveau depuis deux ans. La consommation des ménages britanniques ?plutôt faible ces temps-ci ? avait retrouvé une certaine vigueur en début d?année, soutenue par des achats d?objets liés à la Coupe du monde de football (téléviseurs, vêtements).
Cela va-t-il durer ? Pour l?assureur-crédit Euler-Hermès-SFAC, qui a publié une étude sur le sujet vendredi, la réponse est oui. En France, «les ménages puisent dans leur taux d?épargne pour financer une consommation assez soutenue», indique-t-il. En Italie, ?le taux de chômage au plus bas depuis quinze ans et la progression des revenus? portent à l?optimisme.
D?autres économistes pensent au contraire que, passé l?effet Coupe du monde, les pays européens vont retrouver leurs problèmes. Comme avant...
<B>Virginie Malingre
© Le Monde 2006. Distribué par The New York Times Syndicate</B>
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