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Le Mexique n’a pas volé son premier titre

5 octobre 2005, 00:00

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Au terme d’une démonstration de sérieux et d’efficacité, le Mexique a remporté le Championnat du monde U-17, au Pérou, en battant sèchement le Brésil 3-0 dimanche. Grâce aux buts de Carlos Vela, Omar Esparza et Ever Guzmán, les Aztèques ont décroché leur premier titre mondial après avoir dominé leur sujet et frappé aux moments-clés.

La finale débute par un round d’observation, les deux équipes cherchant d’abord à s’étudier mutuellement avant de se livrer. D’un côté, le Brésil s’installe dans le camp adverse en faisant tourner le ballon; de l’autre, le Mexique attend l’occasion de placer un contre meurtrier.

Ces préliminaires vont tout de même occasionner l’un des incidents qui vont avoir un impact prépondérant sur l’issue de la rencontre. Brillant tout au long de la compétition péruvienne, Anderson est contraint de quitter le rectangle vert suite à une vilaine entorse de la cheville.

Le Brésil perd son bien

Orphelins de leur guide, les Auriverdes ne parviennent plus à construire correctement leurs attaques, ce dont profitent les Tricolores pour prendre le contrôle des débats.

Rien d’étonnant donc à ce que les jeunes Nord-américains ouvrent la marque sur une action initiée par leur meilleur élément, le supersonique Giovanni Dos Santos. Le prodige barcelonais déborde côté droit et ajuste un centre pour la tête plongeante de Carlos Vela, qui fait mouche (1-0, 31e).

Si le premier but est l’aboutissement d’un processus logique, le deuxième va arriver par surprise. Sur le coup d’envoi brésilien, César Villaluz s’empare du cuir et adresse une longue ouverture à Omar Esparza, lequel claque une spectaculaire reprise de volée croisée fatale à Felipe (2-0, 32e) !

Fort de cet avantage, le Mexique repasse la main au Brésil, qui commence à presser fort pour réduire la marque. Malheureusement pour les tenants du titre, Sergio Arias, le portier aztèque, est dans un grand soir, qui réalise deux parades impressionnantes avant et après le repos.

En seconde période, la physionomie de la rencontre ne change pas. Alors que les minutes s’égrènent, les Brésiliens vident leur cartouchière et les Mexicains se tiennent prêts à jaillir pour le contre décisif.

Celui-ci va intervenir par l’entremise du ‘super-remplaçant’ Ever Guzmán, qui inscrit son quatrième but de la compétition dix minutes seulement après son entrée en jeu (3-0, 86e). Cette fois, c’est fini, le Brésil a perdu son bien et le Mexique a décroché le premier titre de son histoire en compétition officielle.

Au coup de sifflet final, l’entraîneur mexicain s’est empressé d’aller fêter le titre avec ses joueurs. Après quoi, il a confirmé que le travail avait été la clé du succès aztèque : “Contrairement à ce que le score peut laisser penser, ça n’a pas été une rencontre facile. Mes joueurs ont été fantastiques, ils se sont comportés comme un groupe. C’est ça qui a fait la différence”.

Giovani dos Santos, la grande vedette de cette équipe, a lui aussi laissé éclater sa joie : “Ce match va changer l’histoire du football mexicain. C’est le plus beau jour de ma vie”. Le capitaine Patricio Araujo, premier joueur mexicain à brandir un trophée mondial, s’exclamait, au bord des larmes : “Il n’y a pas beaucoup de monde à avoir réussi ça. Ce trophée, il est pour toi, Mexique !”

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