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Le livre comme outil de développement
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Le livre comme outil de développement
Installés dans les zones rurales, les CLAC font la promotion du livre. Le réseau fête ses dix ans d?existence ce mois-ci. Promouvoir le livre comme outil de développement, c?est la mission qui incombe aux Centres de lecture et d?animation culturelle (CLAC) de Maurice, un réseau qui s?est développé aux quatre coins de l?île.
Le premier centre a avoir vu le jour est celui de Rivière-du-Rempart. Onze autres sont disséminés à travers Maurice : Grand-Baie, Montagne-Longue, Triolet, Abercrombie, Cottage, Petite-Rivière, Saint-Pierre, Bel-Air, Mahébourg, Grand-Bois et Chemin-Grenier. Rodrigues abrite trois autres centres, ceux de Malabar, Grande-Montagne et Rivière-Cocos.
?Le premier critère de succès d?un centre, c?est le nombre de lecteurs qu?il attire?, lance Aimée Chasles, la responsable des CLAC du réseau mauricien depuis 2000. Ces structures fonctionnent à merveille dans des régions où il y a, par exemple, une forte densité d?écoles, comme à Saint-Pierre. Ou encore à Malabar, à Rodrigues, où le nombre de lecteurs a dépassé toutes les espérances.
Implantés prioritairement dans les zones rurales, les centres veulent mettre la lecture à la portée du public. Des albums d?enfants, jusqu?aux romans pour adultes, en passant par les bandes dessinées, les dictionnaires, les encyclopédies, les livres de référence ou de recettes, les romans pour la jeunesse mais aussi des jeux éducatifs et finalement, un ordinateur, il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges.
?Chaque centre a le même nombre de livres et il y a un système de rotation pour que tous les centres puissent bénéficier des différents ouvrages?, explique Mme Chasles.
L?informatique, l?outil complémentaire
Le fonctionnement des CLAC repose sur le système d?animation qui a été mis en place dans chaque centre. Une animation qui vise à provoquer la lecture à travers des ateliers, des débats. ?Nous sommes constamment à la recherche de nouveaux lecteurs mais nous faisons en sorte de garder ceux que nous avons?, explique encore Aimée Chasles.
Pour assurer cette interaction culturelle, les animateurs des CLAC sont aidés, dans chaque localité, par un comité de soutien qui comprend des enseignants, des travailleurs sociaux et des collégiens. Des artistes interviennent de façon ponctuelle. ?Le centre est un espace convivial pour les rencontres et les divertissements, bref pour des loisirs sains?, insiste Mme Chasles.
Mais toutes les activités restent centrées autour du livre. Même l?informatique est utilisée avant tout pour effectuer des recherches sur le livre, devenant ainsi un outil complémentaire à la lecture. ?Le livre est un élément fondamental du développement?, affirme la responsable du réseau CLAC, pour qui la culture doit se vivre au quotidien. La connaissance est mise à la portée de tous, mais pourvu qu?on sache lire.
?Les Mauriciens s?intéressent à la lecture mais il faut aller vers eux?, précise Aimée Chasles. Dans ce travail de sensibilisation et d?incitation à la lecture, les CLAC travaillent souvent en partenariat avec la Bibliothèque nationale, le Centre Charles Baudelaire et, surtout, l?Alliance française avec laquelle ils développent un projet intitulé Lire en français.
?Mais nous voulons avoir toujours plus de lecteurs?, avoue Aimée Chasles. Et si le nombre de CLAC ne devrait plus augmenter, pour le moment, leur champ d?activité devrait s?élargir avec d?autres initiatives dont le secret est gardé pour l?instant par Mme Chasles?
GENÈSE
Le système CLAC
■ Le système CLAC a été créé par l?Agence intergouvernementale de la francophonie (AIF). Un organisme qui a introduit 220 centres du même genre dans de nombreux pays à travers le monde. L?AIF procède à des évaluations régulières des centres. Ceux de Maurice ont reçu la visite d?un expert, ces dernières semaines. Les CLAC sont sous la supervision du ministère des Arts et de la Culture.
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