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Le juge vietnamien accablé par Glitter
Le juge vietnamien qui a présidé le procès de Gary Glitter, condamné à trois ans de prison pour actes obscènes sur des mineures, a évoqué sa consternation en décrivant dans les détails les agissements du chanteur qu?il considère comme «malade».
«Quand on parle de son comportement, on comprend tout de suite qu'il a une maladie», a expliqué aux journalistes Hoang Thanh Tung, président de la cour populaire provincial de Ba Ria-Vung Tau.
«Il est malade. Il est anormal», a-t-il insisté.
Le chanteur, il y a 30 ans au sommet de la gloire pour ses chansons et costumes, a été condamné à trois ans de détention pour des abus sexuels sur deux Vietnamiennes de 11 et 12 ans l'an passé.
Dans son résumé des éléments qui ont justifié la condamnation, le juge a évoqué des attouchements, des caresses, des pratiques buccales et d'autres détails plus sordides encore à la lumière de l?âge des fillettes. «La peine de trois ans est à la hauteur, je crois, des conséquences de ses actes sur les victimes», a-t-il ajouté.
Le parquet avait abandonné au début de l'enquête l'accusation de relations sexuelles avec mineurs de moins de 13 ans, assimilable à un viol dans le code pénal vietnamien et passible de la peine de mort.
Trois autres prostituées vietnamiennes, que Glitter avait rencontré au Cambodge en 2003 et 2004 puis fait venir en taxi à Vung Tau, ont aidé l'ex star à se procurer les filles contre des sommes d'argent, selon l'accusation.
Jusqu'à 2 300 photos et dessins pornographiques, ainsi qu'une trentaine de vidéos pédophiles, ont aussi été trouvées sur l'ordinateur de Glitter lors de son arrestation à l'aéroport de Ho-Chi-Minh, en novembre dernier.
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