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Le JEC se dit rassuré

10 juin 2006, 00:00

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par Akilesh ROOPUN

Des réformes qui vont dans le sens souhaité par les opérateurs. C’est le sentiment exprimé par le Joint Economic Council (JEC) hier soir à l’issue de la présentation du budget. La principale organisation du secteur privé se réjouit surtout des décisions annoncées pour faciliter l’investissement.

«Il y a des mesures très positives en faveur de l’ouverture de l’économie surtout au niveau de la facilitation du monde des affaires. Le grand défi du gouvernement est la mise en œuvre des réformes annoncées», commente Jacques de Navacelle, président du JEC.

Les mesures positives aux yeux des organisations du secteur privé sont les suivantes : la facilitation du business, l’intégration de différents secteurs de l’économie, la politique d’harmonisation fiscale, la volonté de contenir les dépenses publiques, l’assouplissement des lois du travail, la réforme des pensions, l’application ciblée des subsides et l’impulsion aux petites et moyennes entreprises...

«Un nouveau modèle économique émerge. Le nouveau modèle de l’économie favorisera la création de plus d’emplois et de croissance», lance Raj Makoond, directeur du JEC. Celui-ci avait longtemps prôné une plate-forme d’investissement intégré suivant un modèle économique s’appuyant sur quatre différents clusters.

Pour le JEC, le ministre des Finances envoie des signaux forts aux investisseurs potentiels locaux et étrangers. La réforme dans les services publics est aussi bien accueillie. L’inefficience au sein de certains départements et agences parapubliques est souvent un gros handicap aux investisseurs. Ouf de soulagement également face à la décision de ne pas augmenter le taux de la taxe à valeur ajoutée (TVA). Les opérateurs craignaient beaucoup une hausse de la TVA qui aurait, selon eux, freiné la consommation, et par ricochets, la croissance.

«Il y aura plus de rentrée d’argent»

La stratégie de contenir les dépenses de l’Etat pour réduire le déficit budgétaire et la dette publique correspond davantage au souhait du JEC. «Il y a eu un effort sur les dépenses afin d’éviter une hausse du taux de la TVA. Si l’économie reprend, elle stimulera un fisc prospère. Il y aura plus de rentrée d’argent», déclare Raj Makoond.

Même si le ministre des Finances n’a pas beaucoup élaboré au niveau des secteurs dans son discours, les organisations se disent plutôt rassurées des politiques du gouvernement. «Le budget confirme la volonté du gouvernement de transformer l’industrie sucrière en une industrie de la canne. Il envoie un signal fort et cohérent», dit Jacques d’Unienville, président de la Mauritius Sugar Producers Association.

Quelques grincements de dents toutefois chez les hôteliers. La décision d’imposer un impôt (levy) temporaire sur les activités hôtelières fait tiquer. «Les hôtels n’auraient pas dû être les seuls à contribuer. De toute façon, ce n’est pas le moment de taxer l’industrie. Nous avons été touchés par le chikungunya. Le levy doit aussi s’appliquer au secteur informel qui opère dans le tourisme», estime Patrice Hardy, président de l’Association des hôteliers et des restaurateurs de l’île Maurice.

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