Publicité
Le JEC prône le développement d?un marché de la dette
Par
Partager cet article
Le JEC prône le développement d?un marché de la dette
La poursuite de la restructuration de l?économie, la relance de l?investissement et la réduction du déficit budgétaire devraient être les objectifs clés du prochain budget, soutient le Joint Economic Council (JEC) dans un mémoire remis hier au ministre des Finances, Pravind Jugnauth.
A priori ces thèmes ne semblent pas nouveaux. Rien de plus normal car les problèmes de l?économie restent les mêmes : croissance modeste, faible investissement, chômage en hausse et déficit budgétaire toujours élevé.
Le mémoire du JEC dans le cadre des consultations prébudgétaires dégage toutefois quelques pistes de réflexion et d?action pour atteindre les objectifs clés identifiés. La poursuite de la restructuration et de la consolidation des secteurs clés de l?économie bute sur un obstacle de taille : l?accès aux ressources financières et l?endettement des entreprises concernées. Dans la conjoncture, le manque de sophistica- tion du système financier et plus particulièrement du marché de la dette est une contrainte majeure. Il manque cruellement de financement non bancaire à long terme pour soutenir la restructuration et les nouveaux projets.
Le JEC estime qu?il est vital de pallier cette lacune en développant un véritable marché de la dette et des capitaux avec la possibilité d?introduire de nouveaux instruments financiers.
Les intermédiaires financiers existants manquent de ressources et de savoir-faire pour proposer des produits et services innovants. La consolidation des intermédiaires financiers doit être encouragée afin qu?ils puissent offrir une plus grande gamme de services dans le domaine du ?Corporate Finance?, du montage financier, de la fusion et des acquisitions et du financement de projets dans la région.
Le JEC recommande le développement d?un marché secondaire pour la dette du gouvernement et des entreprises et plus particulièrement l?option d?un marché de la dette à court terme des entreprises. Un tel marché passe toutefois par la création d?une Credit Rating Agency qui déterminera le crédit risque des émissions obligataires des entreprises.
Par ailleurs, pour faciliter l?investissement et encourager la création d?emplois, le JEC suggère une approche différente pour favoriser l?émergence des entreprises de taille moyenne. Les possibilités d?investissements dans des entreprises d?envergure sont de plus en plus rares à cause de la concurrence internationale. Il a également été observé que des entreprises de taille modeste sont aujourd?hui celles qui créent le plus d?emplois.
Pour le JEC, un changement d?attitude s?impose par rapport à cette catégorie d?entreprises. ?Il ne faut pas les marginaliser dans une classification du type PME mais les traiter comme des acteurs économiques potentiellement importants capables d?insuffler un nouveau dynamisme dans l?économie?, soutient le JEC.
Redynamiser l?investissement
Sur ce chapitre, l?institution du secteur privé propose la création d?un cadre facilitateur spécifique pour cette catégorie d?entreprises sous le terme générique de Special Start Up Zone. Le JEC préconise la création d?un organisme de soutien ? Enterprise Mauritius ? pour encadrer cette catégorie d?entreprises. Le projet d?intégrer les institutions de soutien ? EPZDA, Mida, Smido ? est une opportunité idéale de créer Enterprise Mauritius, estime le JEC.
Par ailleurs, l?organe du secteur privé préconise une série de mesures pour redynamiser l?investissement : l?abolition du contrôle des prix, l?adoption d?un taux uniforme de 15 % de la Corporate Tax pour toutes les entreprises indistinctement, la révision du Landlord and Tenant Act, la révision de la politique d?accès aérien et la création d?un mécanisme de surveillance pour le fret, entre autres.
Le JEC remet également sur le tapis la nécessité de revoir la politique d?octroi de permis et de licences qui freine l?investissement.
Publicité
Publicité
Les plus récents