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Le géant de fer un grand au coeur d?or

23 avril 2004, 20:00

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Dans le coeur de l?Amérique des années 50, en pleine guerre froide entre les Etats-Unis ultra-conformistes et les Russes communistes, un jeune enfant de neuf ans, Hogart Hughes rêve plus aux récits de science-fiction qu?aux menaces de guerre qui envahissent l?écran de télévision.

Durant ses balades nocturnes, il rencontrera un étrange robot, avec lequel il va lier une grande d?amitié. Mais le secret de Hogarth sera bien vite découvert. Ce secret va ébranler la bonne conscience des habitants de la petite ville toute proche et réveiller tous les démons cachés de ses habitants.

Un agent du FBI est dépêché sur place pour enquêter sur la présence de ce robot. Mais, au cours de ses pérégrinations, l?agent va retrouver la trace du robot et, en convoquant l?armée sur le terrain, provoquer l?irréparable : faire ressurgir dans le cerveau électronique du géant de fer son statut de phénomène et de terrifiante machine de guerre. Le géant de fer nous replonge dans les méandres paranoïdes des années 50, durant lesquelles sévissait la guerre froide et régnait la terreur de l?arme atomique.

Ce film d?animation américain est tout d?abord une réussite visuelle, mélange de technique classique à base de celluloïds et d?images de synthèse. L?ambiance des années 50, omniprésente dans l?esprit, y est rendue dans la forme, par le choix d?un graphisme classique et épuré.

Le géant de fer, réalisé par Brad Bird, ancien consultant exécutif de la série Les Simpsons, travaille plus au niveau des cadrages hors normes, de la musique de Michael Kamen et des bruitages. Il en découle une atmosphère effrayante, une sensation d?être au coeur de la peur des personnages, dans cette Amérique moribonde des années 50, où le malaise s?est installé.

Avec Le géant de fer, on est loin de l?univers consensuel de Disney, avec ses chants, sa morale, son esbrouffe visuelle. L?histoire est touchante proche d?un E.T., et le dessin destiné aux adultes. On fera facilement le rapprochement avec Goldorak, Superman et autres oeuvres avec des personnages au caractère bien défini.

Tour à tour, film d?aventures pour enfants, parcours initiatique pour le héros devant se responsabiliser en vue d?éduquer sa créature, film noir presque adulte, Le géant de fer conserve une grande unité tout au long du récit.

L?histoire est admirablement bien construite. La relation entre l?enfant et le robot s?harmonise à la perfection, avec en seconds rôles, la mère et l?artiste-ferrailleur, le copain Dean. Un casting juste et réel, sans animaux pour jouer les comiques. Les situations suffisent à nous emballer : le géant faisant un plongeon dans le lac, la main qui se balade dans l?appartement, l?écureuil dans le restaurant, ou encore le combat entre l?armée US et le robot.

En 1999,Le géant de fern?a pas connu le succès escompté dans les salles. La sortie en DVD de ce film a été repoussée à novembre, mois où Brad Bird sortira son nouveau film, la version cinématographique de The Incredibles, annoncée comme une nouvelle révolution dans le dessin animé en images de synthèse.

Des voix de stars

Le Géant de Fer, en version américaine, a permis de révéler un talent : Vin Diesel. L?acteur a assuré le doublage du gigantesque robot, sa voix rocailleuse étant parfaite pour incarner le géant ! Une performance dont il est fier et qui figure en bonne place sur son CV.

Au générique, de ce dessin animé, en anglais, l?on entend les voix d?autres stars comme Jennifer Aniston, l?éternelle Rachel de Friends et l?acteur-crooner Harry Connick Jr.

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