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Le grand défi

28 février 2005, 00:00

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Un pari osé. Alors que l?on s?attendait à une position ferme de Madagascar à rester à treize disciplines ? contre 14 comme le souhaitent d?autres membres du Comité international des Jeux ? tel que le ministre de la Jeunesse et des sports Henri Randrianjatovo l?a laissé entendre lors de l?ouverture, on en est arrivé à 20 à l?issue de cette deuxième réunion. Tout le monde est ainsi content. Aussi curieux que cela puisse paraître, c?est la partie malgache qui a lutté pour qu?on retienne le maximum de disciplines possibles. La présence assidue du ministre de la Jeunesse et des sports Henri Randrianjatovo, du début jusqu?à la fin des débats, laisse supposer que Madagascar a plus ou moins bien contrôlé l?opération ne donnant au Cij qu?un semblant de coudées franches.

Le vin est tiré, il faut le boire. Les autres pays membres du Cij n?y trouvent pas d?objection du moment qu?on n?a pas introduit une discipline au détriment d?une autre. Leur inquiétude se trouve plutôt du côté de la volonté et de la capacité de Madagascar à organiser dans les normes requises ces 7e Jeux des îles. Depuis l?attribution de l?organisation à Madagascar en 2003 à la clôture de la deuxième réunion du Cij samedi, aucun indice ne permettait de déceler dans les faits cette détermination de l?État. Cette décision de porter à 20 le nombre de disciplines passera au conseil du gouvernement pour approbation. Le dernier mot, comme on le croyait, n?aura donc pas appartenu au Cij qui n?a pas dans ce cas les latitudes du Cio quand il s?agit des Jeux olympiques.

La décision finale de l?État dépendra des moyens qu?il consent ? et que les bailleurs de fonds autorisent comme il fut le cas lors des 3e Jeux de la Francophonie en 1997 où le budget avait été limité par la Banque mondiale ? à mettre dans l?organisation. Car même si on limite à 1 500 le nombre d?athlètes, des disciplines supplémentaires exigent de nouveaux sites si on veut garder le nombre de jours de compétition. En 1997, avec sept disciplines les troisièmes Jeux de la Francophonie n?étaient pas faciles à gérer, en particulier l?organisation des compétitions. Rien que les sports de combat avec le judo, la lutte, la boxe, le taekwondo, le karaté poseront un problème d?infrastructures de même que les disciplines de petit terrain comme le handball, le volley et le basket.

C?est beau de vouloir contenter tout le monde à domicile pour effacer les frustrations du passé où on a dû mettre une croix sur divers rendez-vous internationaux faute de moyens, avoir les yeux plus gros que le ventre ressemble à des jeux... dangereux.

Sylvain RANJALAHY L?Express de Madagascar

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