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Le gouvernement israélien approuve la 2e phase du ?mur?

1 octobre 2003, 20:00

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Le gouvernement israélien a approuvé hier la construction de la deuxième partie du mur de protection destiné à isoler le pays de la Cisjordanie pour prévenir les attentats palestiniens.

Mais, face aux critiques des Etats-Unis, qui reprochent à Israël de mordre au-delà de son territoire internationalement reconnu, le gouvernement a décidé de laisser l?importante colonie juive d?Ariel hors du tracé ? pour le moment.

L?implantation concernée, à 20 km à l?intérieur de la Cisjordanie, sera protégée par une barrière distincte, quitte à ce que celle-ci soit ultérieurement reliée au ?mur? de sécurité principal.

Achevé en juillet, le premier tronçon de la ?clôture de sécurité? israélienne, portait sur 150 km, courant du nord de la Cisjordanie jusqu?à la région de Kalkilia.

Le second prolongera le mur de protection jusqu?à Jérusalem. Au terme de la troisième phase, Israël sera isolé sur sa facade orientale par 300 km d?ouvrage.

Celui-ci est constitué tantôt de clôtures électroniques, tantôt de parois de béton pouvant atteindre huit mètres de haut. Le tout est doublé de remblais hérissés de barbelés et de voies réservées aux véhicules de l?armée.

Annexion déguisée ?

La communauté internationale reproche à Israël de profiter de la construction de l?ouvrage pour annexer en catimini de vastes portions de terres palestiniennes, au lieu de ?coller? strictement à sa frontière d?avant 1967.

La décision d?Israël de s?abstenir pour le moment d?inclure Ariel dans le tracé de la seconde phase, pour ne pas mécontenter les Etats-Unis qui craignent un fait accompli territorial, ?ne fait que reporter le problème?, estime un diplomate occidental.

Le vice-Premier ministre israélien Ehud Olmert a d?ailleurs souligné que la barrière ?devra sans aucun doute passer à l?est d?Ariel? mais en coordination avec le gouvernement américain.

Washington craint que cette barrière n?empêche la fondation d?un Etat palestinien viable, comme l?envisage la ?feuille de route? officiellement lancée au sommet israélo-palestinien de juin à Akaba.

Les Etats-Unis exigent donc, sous peine de supprimer une partie des neuf milliards de garanties de crédit consenties à Israël, que cette clôture coïncide avec ses frontières internationalement reconnues.

Pour le négociateur palestinien Saëb Erekat, ?la poursuite de la construction du mur sape la ?feuille de route? défendue par président Bush et le processus de paix car il s?agit d?un gros hold-up foncier et non pas un mur de sécurité?.

Le rapporteur spécial de l?Onu sur les droits de l?homme dans les territoires palestiniens, le professeur de droit sud-africain John Dugard, estime lui aussi que cette barrière équivaut à une annexion déguisée de portions de la Cisjordanie.

?Il est temps de condamner ce mur comme un acte illégal d?annexion, de la même façon que l?annexion par Israël de Jérusalem-Est et du plateau du Golan a été condamnée?, a-t-il dit mardi à Genève.

Quelque 210.000 Palestiniens coincés entre cette barrière et la ?ligne verte? séparant Israël de la Cisjordanie seront privés d?accès à leur lieu de travail, aux écoles, aux cliniques et à d?autres services sociaux, a-t-il souligné.

De source israélienne autorisée, on fait valoir que depuis le début de la construction de l?ouvrage, dont le coût total est estimé à 220 millions de dollars, les attentats suicide ont sensiblement diminués.

On assure en outre que la barrière n?est qu?une mesure technique visant à assurer la sécurité de l?Etat hébreu et qui ne préjuge en rien des futures frontières futures d?un Etat palestinien.

Djenine

L?armée israélienne capture un chef du Djihad islamique

L?armée israélienne a capturé mercredi un haut responsable du Djihad islamique en Cisjordanie lors d?une opération dans un camp de réfugiés palestiniens proche de Djénine, rapportent des témoins. Cheikh Bassam Saadi, 42 ans, recherché depuis deux ans par Israël, a été découvert par des chiens de la police alors qu?il était caché sous une voiture devant une mosquée. Trois autres Palestiniens ont été arrêtés, ajoutent les témoins.

Appuyés par des hélicoptères et des chars, les soldats ont mené des fouilles maison par maison dans tout un secteur du camp de réfugiés dont les habitants ont été évacués au préalable. Le Djihad islamique a organisé des dizaines d?attentats ou d?embuscades contre les Israéliens depuis le début de la seconde intifada il y a trois ans. D?après des sources proches du groupe armé, Saadi aurait été battu par les soldats après son arrestation. Le dirigeant du mouvement à Gaza, Abdallah el Chami, a menacé Israël d?actes de représailles et affirmé que la capture de Saadi ?n?affaiblira pas la résistance et au contraire, ne fera que la renforcer alors que le soulèvement (des territoires) entre dans sa quatrième année?. D?autres raids ont été menés à Naplouse, Ramallah et Hébron, a déclaré l?armée, selon laquelle plusieurs activistes ont été interpellés.

Une douzaine de maisons ont été démolies à l?explosif ainsi que dans la bande de Gaza, un tunnel utilisé pour convoyer des armes en contrebande de l?Egypte, rapportent des témoins.

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