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Le gaz revu à la hausse
Le gouvernement a finalement tranché. Pour éviter le naufrage de la State Trading Corporation (STC), le prix du gaz a été revu à la hausse. Dès aujourd?hui, le consommateur paiera Rs 25 plus cher sa bonbonne de 12 kg. Celle-ci passe de Rs 250 à Rs 275 soit une augmentation de 10 %. Le ministre du Commerce Rajesh Jeetah l?a annoncé lors d?une conférence de presse hier. Le gaz non domestique qui est surtout utilisé par le secteur industriel, notamment les hôtels, la zone franche et les automobilistes a été libéralisé. Pour refléter les prix des cours mondiaux au niveau local, le prix du non-domestic LPG subira une hausse de 43 %. Il passe de Rs 25,35 le kg à 36,25 le kg.
Le ministre a rappelé que le facteur social a joué dans la décision de ne pas libéraliser le prix du gaz domestique, consommé par 65 % de la population. «Nous avons pris en considération la souffrance de la population. Une hausse trop importante du gaz domestique ne serait pas supportable pour les plus démunis», dit le ministre.
Mais la logique financière est claire : le gaz domestique devrait augmenter d?une façon plus importante pour combler en partie le déficit de la STC. Pour refléter les cours mondiaux, il aurait dû passer à Rs 393,29 la bonbonne de 12 kg. Le Conseil des ministres a finalement pris la décision de l?augmenter de Rs 25 et subventionne ainsi la partie restante. Rajesh Jeetah a expliqué que les pertes subies par la STC pour les produits pétroliers est de l?ordre de Rs 9,2 millions par jour. Pour le gaz non domestique, les pertes sont de Rs 428 000 par jour. Elles sont de Rs 1,2 million par jour pour le gaz ménager.
Au chapitre des produits pétroliers, le ministre reste alarmiste. Le prix de l?essence qui est actuellement à Rs 34,80 le litre aurait dû être fixé à Rs 38,55. Pour refléter les cours mondiaux, le diesel aurait dû coûter Rs 31 le litre au lieu de Rs 23,75 le litre. Ainsi les pertes subies pour l?essence au 31 décembre 2005 s?élèvent à 162,3 m contre 505,8 m pour le diesel pour la même période.
Autre polémique : celle de stations-service qui réclament une hausse de leur marge de profits sur la vente du litre d?essence et du gaz. Elles jugent insuffisante la marge qui leur est autorisée sur la vente du gaz ménager. Lors de la prochaine application du système d?indexation automatique des prix, le carburant risque aussi de connaître une hausse. Mosadeq Sahebdin de l?Institute for Consumer Protection, estime que « le gouvernement profite du manque de réaction des consommateurs pour leur faire subir des augmentations de prix. Il entre dans la logique du FMI sans prendre en considération la souffrance des gens. Nous attendons une réaction énergique des forces vives.»
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