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Le fret maritime affectera la consommation et le textile
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Le fret maritime affectera la consommation et le textile
Les mois se suivent et se ressemblent. Le coût du fret maritime accuse une nouvelle hausse. Depuis le 1er juillet, un importateur débourse Rs 4 500 ($ 150) de plus pour un conteneur de 20 pieds en provenance de Chine. Il faut compter le double pour un conteneur de 40 pieds. La dernière hausse remonte à mars. Le fret pour un conteneur de 20 pieds avait alors connu une hausse de Rs 6 000 ($ 200). Les importateurs grincent des dents.
C’est le consommateur qui sera le plus touché. Il le comprendra très vite quand il ira faire ses courses. Les produits importés principalement d’Asie risquent de coûter plus cher. “Le fret va considérablement affecter la consommation”, affirme Doris Ip Min Wan, directrice de la compagnie Ip Min Wan. Si pour le moment, l’entreprise ne compte pas répercuter cette hausse sur ses produits, elle n’écarte pas toute éventualité d’augmentation. Le secteur du textile devra subir le même sort. Les matières premières sont importées d’Asie.
Selon nos informations, deux nouvelles augmentations sont à prévoir. Les armateurs ont déjà envoyé une note à leurs agents maritimes qui opèrent sur l’Asie. Une augmentation de Rs 3 000 ($ 100) est à prévoir en octobre. Ajouter à cela un peak season surcharge de Rs 4 500 ($ 150) qui entre en vigueur du 1er août au 30 novembre. Le conteneur de 20 pieds coûtait Rs 54 000 ($ 1800 ) en janvier. Il passera à Rs 72 000 ($ 2 400) en octobre.
Cee hausses fulgurantes seraient dues au fait que beaucoup de grands navires convergent vers la Chine. “Les armateurs savent très bien qu’ils sont dans une position de force. Ils imposent donc leurs règles que nous sommes obligés d’appliquer”, explique un cadre dans une agence maritime.
La présidente du Ports Users Council, qui est aussi directrice de la Mauritius Export Processing Zone Authority, Daniel Wong, se dit préoccuper par ces augmentations, et compte apporter des idées nouvelles au nouveau gouvernement. “Nous devons revoir notre politique de desserte au lieu d’être tributaire des agences maritimes” souligne t-elle.
Si sur papier, la hausse est bien réelle, les gros importateurs arrivent tant bien que mal à tirer leurs épingles du jeu. Ils bénéficient de rabais assez importants. Selon un transitaire, les choses ont évolué positivement depuis mars. Trois compagnies maritimes opéraient sous forme de consortium et se partageaient un nombre limité de bateau sur la ligne Asie-Maurice. Une compagnie s’est retirée du consortium pour former sa propre compagnie. “L’espace de conteneur a augmenté. La compétition est devenue plus saine, car les importateurs ont maintenant la possibilité de casser les prix”, souligne un transitaire.
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