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Le football africain en berne
L’absence des grandes nations telles que le Cameroun et le Nigeria se fait cruellement sentir pour le continent africain dans cette Coupe du monde 2006. S’il est encore tôt pour faire un bilan, le constat est affligeant. Cinq matches : quatre défaites et un nul.
Et, à chaque fois, d’énormes regrets avec des équipes qui ont démontré de belles choses mais qui ont manqué de constance et de rigueur au final. Hier, c’est la Tunisie qui a failli passer à la casserole face à une belle équipe saoudienne avant d’arracher un point, dans les arrêts de jeu (2-2).
Il est vrai que les équipes africaines ont eu affaire à de sérieux clients cette semaine et que deux équipes semblent au-dessus du lot des cinq candidats : la Côte d’Ivoire et le Ghana. Les Éléphants ont prouvé qu’ils n’avaient rien à envier aux plus grands physiquement et dans les duels mais ils ont fait preuve de naïveté tactique en cédant face à l’Argentine (2-1). Les Black Stars, de leur côté, ont cédé devant une belle équipe italienne (2-0) mais ont démontré un gros potentiel dans le jeu en seconde période.
Les trois autres équipes africaines évoluent un cran en dessous. L’Angola a donné des sueurs froides au Portugal mais a perdu 1-0, alors que le Togo a mené face à la Corée du Sud mais a craqué 2-1 suite à un carton rouge.
Enfin, hier, la Tunisie est revenue sur terre en étant sérieusement malmenée par une équipe saoudienne survoltée en seconde période, avant d’éviter de justesse la défaite grâce à une égalisation à la 93e minute. Ouf, l’Afrique l’a échappé belle ! Encore un peu et toutes ses sélections mordaient la poussière d’entrée…
Du coup, la championne d’Afrique – seule représentante du Maghreb, que l’on croyait solide et disciplinée sous la férule de Roger Lemerre, a, peut-être, hypothéqué hier sa qualification en perdant deux points puisqu’elle devrait souffrir au prochain match face à la puissante Espagne (qui a dynamité hier après-midi l’Ukraine 4-0), et devra défier les coéquipiers de Shevchenko pour finir.
Le problème des équipes africaines est toujours le même. Elles ont du talent et de la fantaisie à en revendre, mais elles manquent cruellement de sérieux et de discipline dans leur jeu et en défense pour pouvoir franchir un palier et tenir tête aux plus grandes nations du football, comme on l’a vu cette semaine avec l’Argentine et l’Italie.
Après le Cameroun 1990 et le Sénégal 2002, nous espérions voir un de nos cousins africains briller à la Coupe du monde allemande. Il semble que nous devions revoir nos ambitions à la baisse, à moins que les deux prochaines journées de poule soient bien plus fructueuses…
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