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Le FMI réitère les urgences économiques

21 février 2006, 00:00

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La dernière édition du IMF Survey fait référence au constat du Fonds monétaire international (FMI) sur Maurice. La conjoncture difficile marquée par le déséquilibre budgétaire, la perte de compétitivité des exportations et les risques de dérapages inflationnistes est abordée.

L?étude évoque les discussions des cadres supérieurs (executive directors) du FMI sur le dossier mauricien. Selon ses projections, la croissance nationale restera faible pour les deux prochaines années fiscales. Le démantèlement des régimes préférentiels d?exportation pour le textile-habillement et le sucre met fin à deux décennies de progression économique impressionnante, constatent les auteurs.

Deux principaux piliers de la croissance sont touchés de plein fouet, surtout à un moment où les cours pétroliers ont explosé. Ce concours de circonstances met à mal la position de la balance commerciale et, par ricochet, celle du compte courant. Les réserves nettes de devises de même que le taux de change de la roupie sont sous forte pression.

Stratégie fiscale

Les politiques monétaires et la valeur de la monnaie locale auront un rôle déterminant pour maintenir la compétitivité des produits et services mauriciens sur les marchés d?exportation. Les executive directors sont en faveur d?une approche prudente pour contenir les pressions inflationnistes.

Les autorités monétaires ont à trouver un équilibre difficile entre la nécessité de promouvoir la stabilité du niveau général des prix et celle de donner tout leur appui au redémarrage économique.

Le FMI est d?avis que les autorités concernées devront songer à élargir la gamme d?instruments monétaires destinés à absorber les excès de liquidités dans le circuit, lesquels sont, du reste, susceptibles d?alimenter l?inflation. Les directeurs exhortent le gouvernement à rechercher une assistance technique à cet effet.

Les directeurs préconisent d?autres pistes : le marché du travail est mûr pour une réforme profonde qui devrait amener plus de flexibilité dans la mobilité des ressources humaines entre différents secteurs d?activités. Des lois du travail plus souples faciliteront les départs des salariés des industries en déclin vers celles qui sont tournées vers l?avenir.

Le FMI réitère son appel pour une stratégie exhaustive de restructurations. Le secteur privé doit avoir un rôle plus actif dans ce processus de réforme, estiment les directeurs.

Les forces concurrentielles de l?économie sont aussi fortement affectées par les contraintes budgétaires et la dette publique. Le FMI prêche une stratégie fiscale robuste et crédible pour le moyen terme afin de contenir la dette tout en assu-rant une fiscalité durable.

La situation financière des principales entreprises étatiques et corps parapublics est aussi discutée. Le Central Electricity Board (CEB) et la State Trading Corporation (STC) accusent tous deux des déficits importants qui, à leur tour, ont un impact négatif sur le budget du gouvernement central.

Les prix élevés des produits pétroliers ont contribué à la détérioration des chiffres de la STC et du CEB. Le gouvernement a dû soutenir les hausses du cours pétrolier, faute d?un ajustement des prix en juillet dernier.

Les executive directors recommandent de ne pas engager de fonds publics dans des plans destinés à soutenir l?industrie de la confection et celle du sucre.

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