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Le faux « Colgate » contient des bactéries
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Le faux « Colgate » contient des bactéries
Les tubes de dentifrice estampillés Colgate portant des inscriptions chinoises contiendraient des microbes. La direction régionale de la marque, basée à la Réunion, qui a fait analyser le produit contrefait en Inde, le confirme. « Les examens ont démontré que ces bactéries infecteraient toute plaie ou blessure se trouvant dans la bouche. »
Le ministère de la Santé a procédé à des vérifications. Dans un communiqué en date du 19 septembre, il souligne : « ? des analyses chimiques et bactériologiques ont révélé que ce produit est néfaste à la santé. Par conséquent, il est fortement déconseillé au public de l?utiliser. » Au niveau des hôpitaux, on n'a pas encore noté de cas d?infection qui pourrait être due à ce dentifrice.
La découverte du faux Colgate remonte à fin juin. L?importateur de la marque pour Maurice, Ireland Blyth Limited, est mis au courant de l'arrivée d'une nouvelle gamme de dentifrice. Toutefois, l?emballage est différent. Le langage utilisé est non-conforme : du chinois, à l?exception des chiffres 120 et 105 sur l?emballage.
La direction d?IBL alerte alors le bureau régional. Le directeur, Guy Thornely, se rend à Maurice et prend contact avec l'avoué Me André Robert Jr. Il repart avec des échantillons du dentifrice contrefait. Qu'il envoie en Inde. Une première analyse met en doute, selon le représentant régional, l?eau utilisée dans la fabrication du dentifrice. Elle contiendrait des microbes. Des tests poussés vont le confirmer.
Le ministère du Commerce, mis au courant de ces résultats, ne reste pas les bras croisés. La Legal Metrology Division fait saisir ce produit nuisible à la consommation. La contrefaçon ne serait pas conforme au Legal Metrology Act, qui stipule que tous les emballages doivent comporter de l?anglais ou du français.
Des procès-verbaux sont alors dressés contre les commerçants qui ont mis en vente ces tubes de dentifrice. Les autorités n'arrivent néanmoins pas à identifier l?importateur. Un haut-fonctionnaire apporte son explication : « Les saisies ne sont pas importantes, quelques douzaines. Quand nous avons interrogé un commerçant, il a indiqué que c?est un colporteur qui a débarqué avec la marchandise. Nous déduisons qu'il ne s'agit pas d'un importateur connu mais d'un individu voulant tenter l?expérience sur le marché. »
Alors comment des centaines de tubes ont-ils pu passer au travers des mailles du filet ? Au ministère du Commerce, on avance simplement que la marchandise a probablement été acheminée par bateau.
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