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Le débat sur la candidature Chirac en 2007 relancé
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Le débat sur la candidature Chirac en 2007 relancé
Le débat sur une candidature de Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 2007 est relancé, alors que le chef de l’Etat n’est qu’à la moitié de son deuxième mandat. Paradoxalement, c’est le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, qui a redonné vie à la rumeur en annonçant la semaine dernière qu’il était favorable à l’organisation de primaires pour la désignation du candidat du parti à la présidentielle.
Le principe de la désignation du candidat par les militants appliqué au scrutin de 2007 profiterait plutôt à Nicolas Sarkozy, populaire dans les rangs du parti et qui n’a pas caché son intention de se présenter à l’élection suprême. Sa proposition a aussitôt suscité un tir de barrage des proches de Jacques Chirac, qui y ont vu une nouvelle manifestation de l’impatience élyséenne du président de l’UMP. Du président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, au Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, en passant par le ministre de l’Intérieur, Dominique de Villepin, tous ont invoqué “l’esprit de la Ve République” qui veut qu’un candidat à la présidentielle ne soit pas “le candidat d’un parti.”
Mercredi, le ministre UMP de la Santé, Philippe Douste-Blazy, a jugé que l’idée de primaires n’était pas condamnable, “sauf bien entendu dans l’hypothèse où le président de la République choisirait de se représenter”. “C’est d’abord sa conviction, ses idées, son choix (...) Je ne me permettrais pas de lui donner des conseils”, a-t-il dit en marge de ses voeux à la presse. “Si Jacques Chirac se représente, nous serons naturellement derrière lui”, a souligné Philippe Douste-Blazy dans un entretien publié mercredi dans Le Figaro.
“Son bilan conséquent l’y autorise sans aucun doute. La France pèse de tout son poids sur la scène internationale; des résultats très importants ont été obtenus en matière de sécurité; la réforme des retraites est faite, celle de l’assurance-maladie se met en place et celle de l’école est sur les rails”, a-t-il énuméré. Le président du groupe UMP de l’Assemblée, Bernard Accoyer, est parti de son hostilité à la proposition de Nicolas Sarkozy pour appeler de ses voeux une nouvelle candidature de Jacques Chirac.
Si Jacques Chirac ne se représentait pas, les sondés préféreraient à 46,8 % que Nicolas Sarkozy soit le candidat UMP, largement devant Alain Juppé (7,1 %), Philippe Douste-Blazy (5,1 %) et Michèle Alliot-Marie (4,8 %). Le chef de l’Etat s’est bien gardé de donner une quelconque indication sur ses intentions. Au terme d’une quinzaine de voeux, lors de laquelle il a toutefois esquissé un projet pour les dix ans qui viennent – après dix ans déjà passés au pouvoir.
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