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Le DPP demande à l?ICAC de revoir sa copie sur Rojoa
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Le DPP demande à l?ICAC de revoir sa copie sur Rojoa
Le Directeur des poursuites publiques (DPP) souhaite une enquête approfondie sur Ameenah Rojoa. C?est ce qu?a indiqué le représentant de la poursuite en cour, lundi dernier. L?ex-Principal Accountant du Fonds national de Pension (NPF) est provisoirement accusée de ?conspiracy to commit money laundering?.
A la mi-mai, toutefois, l?Independent Commission against Corruption (Icac) avait recommandé au DPP une nouvelle accusation contre la comptable Ameenah Rojoa. Elle devenait ainsi accusée provisoirement de blanchiment d?argent. Cette accusation n?a cependant pas été logée en cour. D?où la demande du DPP pour que l?Icac approfondisse son enquête.
La commission anti-corruption a pu établir un prima facie case contre Ameenah Rojoa en vertu de l?article 3 (2) et (8) du Financial Intelligence and Anti Money Laundering Act. Elle était auparavant accusée de ?conspiracy? avec l?ex-Chief Manager de la Mauritius Commercial Bank (MCB), Robert Lesage, pour blanchiment d?argent. Et ce, dans le cadre du détournement de fonds de Rs 881,6 millions au détriment du NPF à la MCB. Ameenah Rojoa était responsable du suivi bancaire des dépôts du NPF. Elle a découvert qu?ils s?étaient volatilisés. Elle a rencontré, début février 2003, le Premier ministre pour l?en informer.
Le 27 février, elle a été arrêtée et accusée de ?conspiracy? avec Robert Lesage. Depuis, revendiquant son droit au silence, elle refuse de donner toute explication. Elle avait été transférée au Management Audit Bureau après la découverte du détournement.
L?avocat de la comptable, Me Jim Seetaram, soutient qu??en demandant à l?Icac d?approfondir son dossier, cela démontre que même la charge provisoire actuelle de ?conspiracy? n?est pas encore déterminée. Les éléments de l?enquête ne suffisent pas pour aller de l?avant avec une poursuite formelle.?
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