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Le discours d?Arvin Boolell ponctué des huées de la majorité
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Le discours d?Arvin Boolell ponctué des huées de la majorité
L?ambiance était électrique en début de soirée. L?intervention d?Arvin Boolell a été accueillie par des huées dans l?hémicycle. Le Whip de l?opposition estime que le gouvernement essaie de renvoyer les débats sur la compensation aux descendants d?esclaves alors qu?elle figurait sur le manifeste électoral de l?alliance gouvernementale.
«Le gouvernement se cherche des excuses pour pouvoir renvoyer le vrai débat concernant la compensation aux descendants d?esclaves. Un comité doit être mis sur pied pour s?assurer que cette compensation soit payée », lance Arvin Boolell en prenant la parole. Il est aussitôt interrompu par le speaker qui lui rappelle que les débats doivent porter essentiellement sur la motion amendée par le gouvernement.
«La compensation aux descendants d?esclaves doit être payée car elle figurait dans le manifeste électoral du gouvernement lors des élections. Ce gouvernement a créé chez la population un climat d?attente», estime Arvin Boolell. Le gouvernement, lance-t-il, fuit ses responsabilités. Il est donc tout à fait normal, indique-t-il que l?alliance au pouvoir honore les engagements qu?elle a pris lors des élections générales.
C?est au tour du Premier ministre, Anerood Jugnauth de lui couper la parole. «La mise sur pied d?un comité n?a absolument rien à voir avec la motion qui est débattue maintenant», proteste le chef du gouvernement. L?hémicycle s?enflamme et Arvin Boolell subit des huées des bancs de la majorité. «We are not here to play politics», rétorque-t-il. Remarque qui est aussitôt suivie d?un commentaire du Premier ministre. «Ouais, to pas faire ça toi ?»
Ramenant le calme, le speaker invite Arvin Boolell à reprendre son allocution tout en le sommant de débattre uniquement de la motion. «I am being deprived of my basic rights», tonne t-il, provoquant par là même l?hilarité dans l?hémicycle. Arvin Boolell se défend d?être hors contexte et tente de ne pas se laisser décontenancer.
Au même moment, le vice-premier ministre et ministre des Finances, Paul Bérenger, fait une entrée remarquée. Il regagne son siège en se bouchant les oreilles, chose que ne semble pas apprécier Arvin Boolell, en pleine allocution. Ces gestes provoquent des rires chez les parlementaires.
Arvin Boolell estime que l?alliance gouvernementale devrait fixer la compensation aux descendants d?esclaves comme une priorité. Selon lui, Maurice, qui a activement participé à la conférence mondiale contre le racisme à Durban, se doit de faire réparation aux descendants d?esclaves. «We should bring this motion into the political mainstream of the country», a t-il conclu.
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