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Le dauphin, c?est Charlton !
Tout compte fait, c?est Chelsea qui doit se frotter les mains. En se neutralisant hier soir à Old Trafford, 1-1, dans un match présenté comme le duel des dauphins, Manchester United et Tottenham Hotspur ont raté l?occasion de ramener l?avance des champions d?Angleterre à des proportions plus raisonnables, pour ne pas dire plus décentes.
C?est maintenant tout l?inverse qui risque de se produire. En cas de victoire ce soir à Goodison Park, fief de la lanterne rouge Everton ? ce qui est, vous conviendrez, plus que probable ? Chelsea comptabiliserait en effet onze points d?avance sur les Spurs, et douze sur Manchester United. Et il reste encore trois-quart du chemin à parcourir !
Tottenham, qui affiche un bilan comptable flatteur cette saison, n?ayant perdu que contre Chelsea, n?a pas démérité le partage des points. A bien voir, la Maison Blanche aurait même pu prétendre à mieux si, sur un coup franc de Michael Carrick en fin de match, le ballon ne s?était pas écrasé contre la barre transversale.
C?est d?ailleurs sur un coup franc, mais de Jermaine Jenas celui-là, que les protégés de Martin Jol ont égalisé à dix-huit minutes du terme. Michael Sylvestre avait préalablement, et dès la 7e minute, ouvert le score pour Manchester United.
Outre Chelsea, le résultat d?Old Trafford fait également les affaires des deux Athletic Club de la Premier League, Charlton et de Wigan.
Les Addicks sont revenus de l?arrière pour ramener de Portsmouth leur sixième victoire de la saison, la cinquième à l?extérieur, 2-1. Un succès qui permet aux protégés d?Alan Curbishley de reprendre à Tottenham la deuxième place, à hauteur de 19 points, grâce à une meilleure différence de buts. Pour une fois, Darren Bent n?a pas marqué, laissant cet honneur à Darren Ambrose et Dennis Rommedahl.
Pour sa part, Wigan, à la faveur d?un périple victorieux à Aston Villa, 2-0, s?est intercalé à la quatrième place, entre Tottenham et Manchester United. Cette cinquième victoire consécutive des protégés de Paul Jewell vient confirmer que cette équipe a peut-être le niveau, non pas pour viser une place européenne, mais certainement pour s?installer de manière durable en Premier League.
Arsenal, pour sa part, s?est contenté du strict minimum face à Manchester City, 1-0, penalty de Robert Pirès après l?heure de jeu. Un résultat poussif mais qui permet aux Gunners de revenir dans la course à l?Europe.
<B>Liverpool s?effondre</B>
Liverpool, de son côté, s?effondre, ayant subi à Fulham une défaite, 2-0, qui risque de provoquer quelques remous. Les protégés de Rafael Benitez continuent donc de bafouer leur football sur la scène nationale où ils ont de plus en plus de mal à se montrer dignes de leur statut de champions d?Europe. Comme quoi les réalités de la Ligue des Champions, compétition qui les a vu battre Anderlecht mercredi 1-0, ne sont pas celles du championnat.
Hier à Craven Cottage, comme lors de la récente déroute d?Anfield face à Chelsea, 4-1, les Reds ont été réduits à leur plus simple expression en deux temps trois mouvements. Ils sont, il est vrai, tombés sur une équipe de Fulham en pleine transformation, généreuse et réaliste sur ce coup-là, et qui cherchait aussi à laver l?affront subi la saison dernière. Souvenez-vous : l?équipe de Chris Coleman avait regagné les vestiaires avec deux buts d?avance avant de céder quatre fois en seconde période.
Stern John, sur le coup de la demi-heure, et Luis Boa Morte, dans les arrêts de jeu, ont été les principaux artisans de la victoire de Fulham, victoire évidemment dédiée à Johnny Haynes, le plus grand joueur à avoir porté le maillot des Cottagers, décédé mardi des suites d?un accident de la route à 71 ans. Une minute de silence a d?ailleurs été observée en sa mémoire avant le match.
Du côté de Liverpool, il serait sans doute temps que l?euphorie d?Ataturk soit mise de côté pour que les Reds se donnent les moyens, à terme, de retrouver un rang appréciable en Premier League. Englué dans la seconde moitié de classement, le club de la Mersey pourrait compter vingt points de retard sur Chelsea au terme de la 10e journée. Jamais dans toute l?histoire du club, pas même quand il avait été relégué, l?écart le séparant du leader n?avait été aussi significatif si tôt. C?est vrai que Liverpool a encore deux matches en main, mais ces deux matches, contre Charlton et Arsenal, il ne les a pas encore gagnés, loin de là.
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