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Le départ de Daureeawoo programmé

4 février 2004, 20:00

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RACHEED Daureeawoo devra finalement céder sa place de président du comité parlementaire sur l?Independent Commission against Corruption (Icac). Les discussions hier entre le speaker, Dev Ramnah, et les parlementaires siégeant au comité allaient dans cette direction. Si son départ est maintenant certain, les modalités restent à être définies.

L?opposition est toutefois revenue à de meilleurs sentiments. Ce n?est pas par le biais d?une motion de blâme qu?elle fera partir Racheed Daureeawoo. Comme le ?mood? était au consensus, hier, une réunion informelle avec tous les membres, a été fixée pour lundi prochain.

Un ?face saving device? sera alors trouvé pour le départ de Racheed Daureeawoo. Plusieurs options sont envisagées : son départ dans un mois, qu?il présente lui-même sa démission tout de suite ou encore qu?une nouvelle élection soit organisée pour le poste de président. Le successeur de Racheed Daureeawoo n?est pas encore connu même si, dans les milieux proches du comité, on affirme que Megduth Chumroo pourrait faire ?l?unanimité?. L?heure étant à la conciliation, l?opposition se dit prête à des ?concessions? pour faire fonctionner de nouveau ce comité, qu?elle dit paralysé depuis des mois. Si les membres n?arrivent pas à trouver un président, le speaker devra intervenir pour en désigner un.

Arvin Boolell et ses collègues se disent toujours ?intransigeants? sur le remplacerment de Racheed Dau-reeawoo même si, au nom de la démocratie parlementaire, ils ont choisi d?avoir des ?consultations? avec les autres parlementaires.

Ajournement précipité

Auparavant, l?opposition avait insisté sur le fait que Racheed Daureeawoo ne devait plus être président étant donné qu?elle avait voté et adopté une motion de blâme contre lui à la dernière rencontre du comité parlementaire. Cette réunion, qui a eu lieu dans le cafouillage, avait vu l?ajournement précipité des travaux.

A l?origine de la confusion : le refus du président de débattre la motion de blâme contre lui. Par la suite, au départ des membres de la majorité, l?opposition devait poursuivre la réunion en élisant un président de séance pour faire voter et adopter la motion. Le quorum requis est de trois membres.

Lors de la rencontre, le speaker a donné son avis sur la motion de blâme de Xavier-Luc Duval. Il estime qu?elle est recevable en s?appuyant sur le principe que, si le comité nomme le président, il peut aussi le destituer. Racheed Daureeawoo avait jugé irrecevable cette motion, soutenant que de telles dispositions n?existent pas dans la loi.

Dialogue satisfaisant

En revanche, se basant sur les informations qui lui sont parvenues, il estime que les procédures ont été respectées pour l?ajournement des travaux lors du dernier comité parlementaire. L?opposition ne partage pas cet avis. Selon les Standing Orders, note le speaker, le président peut ajourner la séance en cas de?grave disorder?.

Or, l?opposition affirme que les comités parlementaires sont régis par les mêmes règlements que les comités d?élite et non par les Standing Orders de l?Assemblée. Ce que rejette le speaker qui est d?avis que les règlements du comité d?élite renvoient aussi, sauf exception, aux Standing Orders qui peuvent être appliqués aux comités parlementaires.

Les deux parties affichaient une mine sereine après la réunion. Arvin Boolell, porte-parole de l?opposition, soutient qu?il y a eu ?des échanges de vues? sur les inquiétudes et autres questions portant sur le fonctionnement du comité. Françoise Labelle, de la majorité, se réjouit que ?la volonté a primé pour mettre le comité parlementaire sur les rails de nouveau?. Cette rencontre, qu?Arvin Boolell qualifie de saine pour la démocratie parlementaire, devrait déboucher sur une décision lundi.

Racheed Daureeawoo se dit satisfait du dialogue ouvert entre les deux camps : ?C?est une première étape qu?on ait pu se respecter mutuellement . Il nous faut maintenant travailler ensemble dans l?intérêt du pays et des institutions et trouver une solution.?

La réunion entre Dev Ramnah et les parlementaires a duré plus d?une heure. Le speaker aurait insisté pour qu?une solution soit trouvée au ?deadlock? et que l?institution prime sur l?individu.

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